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L'ex-médecin d'USA Gymnastics Larry Nassar passera de 40 à 175 ans de plus derrière les barreaux

L'ancien médecin de la Fédération américaine de gymnastique Larry Nassar a été condamné mercredi à une peine de 40 à 175 années de prison pour des agressions sexuelles commises sur de jeunes athlètes et sur d'autres femmes et filles.

Cent soixante et une femmes, dont des athlètes olympiques, ou leurs proches ont comparu pendant le procès, qui a duré une semaine. Leurs témoignages ont ému et tenu en haleine les personnes présentes au tribunal de Lansing au Michigan.

Nassar a aussi travaillé pour l'Université Michigan State, qui est située à East Lansing.

La juge Rosemarie Aquilina a déclaré qu'elle « venait de signer [son] arrêt de mort » en officialisant sa peine. Il avait préalablement plaidé coupable à des accusations d'agression sexuelle sur sept femmes de la région de Lansing entre 1998 et 2015.

Des applaudissements ont retenti dans la salle d'audience après que la juge eut prononcé la peine.

Même si le procès ne concernait que les agressions commises sur ces sept femmes, toutes les présumées victimes étaient invitées à venir témoigner.

Elles ont raconté que Nassar les agressait quand elles venaient le voir dans son bureau pour des traitements médicaux liés à la pratique de leur sport.

Dans sa dernière déclaration, la juge a lu un document écrit par Nassar avant le début du procès. Dans celui-ci, il sous-entend que ses victimes ont fabriqué de toutes pièces des histoires parce qu'elles se sont senties rejetées.

Y voyant un signe que l'accusé ne ressentait pas de remords pour ses gestes, Aquilina lui a demandé s'il souhaitait modifier son plaidoyer de culpabilité, ce qu'il a refusé.

Nassar avait déjà reçu une sentence de 60 ans de prison pour possession de matériel pornographique juvénile en décembre.

Réaction de l'USOC

Par ailleurs, le Comité olympique américain (USOC) a annoncé mercredi qu'il allait lancer une enquête indépendante sur les abus sexuels commis par Nassar.

« Cette enquête menée par une troisième partie indépendante doit déterminer comment des abus d'une telle ampleur n'ont pas été détectés pendant aussi longtemps », a indiqué le directeur général, Scott Blackmun, dans une lettre ouverte.

« Nous devons savoir qui savait quoi et quand. »

Les gymnastes qui ont témoigné durant le procès ainsi que de gros noms de la gymnastique américaine, comme Simone Biles, ont critiqué l'USOC dans les dernières semaines, ce qui a poussé l'organisation à présenter ses excuses.

« Nous sommes désolés du mal que vous a fait cet homme horrible, nous sommes désolés que vous n'avez pas pu évoluer dans un environnement sûr pour atteindre vos rêves sportifs. La famille olympique fait partie de ceux qui vous ont trahis », a écrit Blackmun.

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