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L’ex-ministre québécois de la Justice Jérôme Choquette s’éteint

Jérôme Choquette, qui a été ministre de la Justice du Québec de 1970 à 1975, est décédé à l'âge de 89 ans.

Malade depuis plusieurs années, sa santé a rapidement décliné. Il a succombé à une pneumonie bactérienne, vendredi, à Montréal.

Jérôme Choquette est arrivé à la tête du ministère de la Justice à un moment où le Québec vivait un événement historique : la crise d’Octobre. Il devait gérer les revendications du Front de libération du Québec (FLQ) qui avait kidnappé le diplomate britannique James Richard Cross.

C'est lui qui a fait connaître le refus des autorités politiques de libérer les prisonniers felquistes.

Et c'est encore lui qui a envoyé la demande d'intervention de l'armée canadienne pour soulager les divers corps policiers québécois aux abois.

Pendant les cinq années passées au ministère de la Justice, Jérôme Choquette a mis en place notamment l'aide juridique, la Cour des petites créances et l'indemnisation des victimes d'actes criminels.

Il a également à son actif la mise sur pied de la Commission d'enquête sur le crime organisé.

En 1975, Robert Bourassa le mute au ministère de l'Éducation, un poste difficile en raison de l'adoption de la loi 22 sur la langue française.

Se disant en désaccord avec l'application de la loi, notamment au chapitre de l'enseignement, il quitte ses fonctions et le Parti libéral.

Retour à ses premières amours

Très vite, il a fondé, avec Fabien Roy, le Parti national populaire.

L'ancien ministre prononce alors un discours que ne renierait pas les divers tenants d'une troisième ou quatrième voie. « Il est vital que les forces vives du Québec se réunissent dans une nouvelle formation politique si nous voulons remettre de l'ordre dans notre maison. »

C’est sous la bannière de cette formation qu’il s’est présenté et a été défait aux élections de 1976.

Avocat de formation, il est retourné à l’exercice du droit, avant de se lancer à nouveau en politique, municipale cette fois. Élu maire d’Outremont en 1983, il a occupé cette fonction jusqu’à 1991.

Trois ans plus tard, en 1994, il a brigué la mairie de Montréal, sans succès. Il a été battu par Pierre Bourque.

En 2009, il a reçu la médaille du Barreau. « Par ses diverses réformes, Me Choquette a redessiné le système judiciaire québécois, ce qui le classe parmi les plus grands ministres de la Justice que le Québec ait connu », avait alors déclaré le bâtonnier Nicolas Plourde.

Son nom est d’ailleurs gravé sur une plaque commémorative au palais de justice de Montréal.

En septembre 2012, il a été radié provisoirement du Barreau du Québec.

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