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L'ex-président américain Barack Obama critique le protectionnisme à Toronto

L'ex-président américain Barack Obama prévient que la fermeture des frontières n'aidera pas la création d'emplois étant donné que la métamorphose des industries, comme le secteur manufacturier, est plutôt attribuable à l'intelligence artificielle et à l'automatisation.

Lors d'un discours à Toronto, vendredi, M. Obama a rappelé que la transition d'une économie agricole vers une économie industrielle s'était étirée sur 150 ans, tandis que la révolution technologique s'est produite sur un intervalle de 20 ans.

Il est ardu pour les gouvernements de suivre ce rythme, a-t-il signalé.

Sans mentionner le nom de son successeur, Donald Trump, il a avancé que les gouvernements adoptant une stratégie protectionniste sont à côté de la plaque.

M. Obama estime qu'au fil des 25 prochaines années, les économies avancées seront confrontées au fait qu'il n'y aura plus suffisamment d'emplois bien rémunérés à temps plein tels que nous les concevons traditionnellement.

Il estime que les économies avancées auront à s'adapter pour que tout le monde puisse mener une vie productive et gratifiante, tout en soutenant sa famille.

Barack Obama a également lancé un appel à repenser le modèle syndical, conçu à l'ère industrielle. Des mesures comme un salaire minimum plus élevé pourraient amortir le coup, a-t-il suggéré.

Un public réceptif

Parmi ceux ayant assisté à ce discours, certains se sont dits inspirés par ses propos sur la démocratie, l'engagement citoyen et la jeunesse.

Les organisateurs, le groupe de réflexion Canada 2020, attendaient 3000 personnes à cet événement, dont le prix des billets s'élevait à 1000 $.

Cynthia Dale a abondé dans le même sens, soulignant également sa « ridicule modestie ».

Une famille américaine en visite à Toronto a attendu pendant des heures à l'extérieur du Palais des congrès du Toronto métropolitain dans l'espoir d'apercevoir leur ancien président.

Sylvianna et Andrew Kaplan se disent reconnaissants du programme qu'il a implanté en matière d'assurance maladie, mesure que l'administration de Donald Trump tente d'abroger.

« Ses politiques d'assurance maladie ont profité à nos enfants. Les deux sont de jeunes adultes, mais ils sont toujours couverts par notre régime d'assurance maladie. Le plus gros avantage est qu'ils soient toujours couverts par notre assurance », a exposé Mme Kaplan.

Un groupe d'élèves du secondaire a fait l'école buissonnière pour voir M. Obama.

C'est « une expérience qu'on ne peut pas vivre à l'école », a justifié Abby Mcclellan.

Ava De Pagter a pour sa part expliqué qu'elle adore « ce qu'il défend; tout le monde devrait être égal, peu importe la race ou le genre ».

Barack Obama était de passage à Toronto un jour après son ancienne secrétaire d'État, Hillary Clinton, qui y a fait la promotion de son livre.

L'ex-président a été aperçu plus tard dans la journée avec le prince Harry, aux Jeux Invictus.

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