Le romancier et historien français Max Gallo est mort mardi à l'âge de 85 ans, a annoncé mercredi sa maison d'édition. On lui doit une centaine de livres.

Il était l’un des historiens les plus connus et les plus prolifiques en France. Dans des romans, des biographies ou des essais, Max Gallo a abordé d’innombrables périodes et figures historiques : l’Empire romain, Mussolini, les rois de France, Jésus, Napoléon, le général de Gaulle ou encore, plus récemment, Richelieu.

Né à Nice en 1932 et fils d’émigrés italiens, il avait fait des études en mécanique et en mathématiques avant de se tourner vers ce qu’était devenue la passion de toute sa vie, lui qui avait décroché une agrégation puis un doctorat en histoire.

Engagé politiquement, il avait d’abord été communiste, avant de devenir député socialiste lors de l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand en 1981. Il était ensuite devenu secrétaire d’État et porte-parole du gouvernement du premier ministre Pierre Mauroy en 1983, pendant un peu plus d’un an. Son directeur de cabinet était alors François Hollande.

Il avait quitté ses fonctions pour siéger, de 1984 à 1994, au Parlement européen.

De plus en plus à droite, l’historien avait soutenu le candidat Nicolas Sarkozy lors de sa victoire à la présidentielle de 2007. Il avait même écrit plusieurs discours pour ce chef d’État. Ce dernier avait fait Max Gallo commandeur de la Légion d'honneur à la fin de 2009.

L’auteur de La baie des anges – son premier succès littéraire – avait été élu membre de l’Académie française en 2007, succédant au philosophe Jean-François Revel. En 2012, il avait sorti son autobiographie, L'oubli est la ruse du diable.

Ces dernières années, la maladie de Parkinson avait ralenti son processus d’écriture. « On se croit immortel. En fait, on ne l'est pas. La découverte de la non-immortalité est évidemment une surprise difficile à rejeter », avait-il expliqué en 2015, interrogé par la radio française RTL.

Selon l’Agence France-Presse (AFP), les obsèques de Max Gallo se tiendront vendredi à Paris. Sur Twitter, le président français Emmanuel Macron a salué la mémoire d’un « homme d'engagement, dont les passions furent la littérature, l'Histoire et la France ».

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine