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L'humain menacé par les changements climatiques qu'il a provoqués, affirment deux études

Le réchauffement climatique s'accentue, ses conséquences catastrophiques se multiplient et il nous rend déjà malades, affirment deux récents rapports de scientifiques nord-américains.

« La période actuelle est la plus chaude de l’histoire de la civilisation moderne », conclut la 4e évaluation nationale du climat mandatée par le Congrès américain.

Les trois dernières années ont été les plus chaudes depuis 1880. Une tendance qui devrait se perpétuer.

Selon ce rapport publié tous les quatre ans, un nombre record de catastrophes climatiques a été enregistré dans les dernières années. Ces phénomènes comme la sécheresse, les inondations ou les ouragans sont intimement liés à la hausse du mercure.

Même son de cloche dans le rapport du « Lancet Countdown on Health and Climate Change ». Les 24 organisations qui ont participé à sa rédaction s’entendent : les impacts des changements climatiques sur la santé sont bien réels.

Encore plus, leurs effets sont bien pires que ce que l’on prévoyait. En bref, « l’inaction au sujet de l’environnement met des vies en danger ».

Des impacts concrets au Canada

En plus d’offrir un portrait global, le rapport mondial du Lancet Countdown, dédie une partie plus précise au Canada, à laquelle l’Association canadienne de santé publique a été associée.

Dans ce volet, la principale auteure, l’urgentologue canadienne Courtney Howard, dresse une liste d’exemples flagrants des effets du réchauffement climatique sur la santé des Canadiens.

En 2009, 156 personnes sont mortes lors d’une vague de chaleur en Colombie-Britannique. Un an plus tard au Québec, le même phénomène causait la mort de 280 personnes, toujours par des arrêts cardiaques ou respiratoires.

Ces chiffres représentent une anomalie par rapport aux périodes de l’année dans lesquelles ils ont étés enregistrés, explique l’urgentologue.

Plus récemment, de nombreux Canadiens ont été victimes des contrecoups des importants feux de forêt des dernières années. On peut penser à Fort McMurray, l’année dernière.

La fumée engendrée par les énormes brasiers a mené au développement de problèmes respiratoires, d’asthme ou de maladies pulmonaires, même chroniques, chez des Canadiens.

La propagation de la maladie de Lyme est elle aussi une conséquence des changements climatiques. Le réchauffement de la planète amène certains insectes comme la tique, porteuse de la maladie, à se déplacer pour se trouver des habitats à la bonne température.

Indirectement, les catastrophes naturelles comme les inondations au Québec, au printemps dernier, peuvent avoir des impacts concrets sur la santé des victimes.

« Cela peut déclencher des problèmes de santé mentale et du stress post-traumatique », explique notamment Courtney Howard.

Un rapport approuvé par la Maison-Blanche

Washington a donné le feu vert vendredi à la publication du rapport de la 4e évaluation nationale du climat qui contredit les affirmations de Donald Trump.

Le président américain avait à plusieurs reprises pendant sa campagne rejeté l’idée des changements climatiques, les qualifiants même de « canular chinois ».

Vendredi, le rapport mandaté par le Congrès a pourtant confirmé que non seulement le réchauffement climatique était réel, mais qu’il était aussi le fruit de l’activité humaine. Chose que M. Trump refusait d’avouer.

Plus tôt cette semaine, huit sénateurs américains avaient fait parvenir une lettre à la Maison-Blanche dans le but de recevoir une liste des mesures qui « avaient été prises pour garantir que ce rapport scientifique sur le climat soit protégé de toute interférence politique ».

Ils demandent maintenant à Donald Trump d’agir à la suite des révélations du rapport.

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