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L'imposante délégation canadienne arrive à la 23e conférence sur le climat

La ministre fédérale de l'Environnement, Catherine McKenna, dirige une importante délégation canadienne qui doit participer, dimanche, à la 23e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, à Bonn, en Allemagne.

Des représentants de tous les paliers de gouvernement, des dirigeants autochtones, des entreprises et des groupes environnementaux seront sur place pour collaborer avec les autres pays afin de faire progresser la mise en œuvre de l'Accord de Paris. Des investissements supplémentaires sont attendus des pays lors de la conférence internationale.

Il sera également question du retrait annoncé des États-Unis de l’Accord de Paris, comme le souligne Steven Guilbeault, cofondateur et directeur de l’organisme Équiterre, qui est également sur place.

« L’annonce du retrait par les Américains de l’Accord de Paris, c’est un boulet pour les négociations. C’était une très mauvaise nouvelle », a-t-il expliqué en entrevue sur les ondes de RDI.

M. Guibeault se réjouit tout de même qu'une délégation informelle de villes, d’entreprises et d’États américains, pilotée notamment par l’ancien maire de New York Michael Bloomberg, est à Bonn pour « s’engager à faire ce que les Américains avaient dit qu’ils allaient faire, et même [à faire] plus ».

Expertises canadienne et québécoise

Le Canada entend par ailleurs réclamer des efforts mondiaux pour éliminer progressivement la production d'électricité à partir du charbon.

La ministre McKenna estime que les changements climatiques sont un défi mondial « qui nécessite une réponse mondiale ». Elle ajoute que les gouvernements et les entreprises du Canada sont « bien placés pour saisir les possibilités économiques liées à une économie axée sur la croissance propre ».

Le Québec est représenté par la ministre de l'Environnement, Isabelle Melançon. Le premier ministre Philippe Couillard n’a pas fait le voyage en Allemagne. Selon M. Guilbeault, la province est « l’un des États le plus engagés sur la scène internationale » en matière de lutte contre les changements climatiques.

« Je ne suis pas en train de vous dire que tout est parfait au Québec […], mais il y a quand même un leadership québécois en matière de lutte contre les changements climatiques qui transcende les gouvernements qu’on a eus depuis 15 ou 20 ans », précise l’écologiste.

Rappelons que les experts des Nations unies avancent qu'avec les engagements actuels des pays, la planète se dirige vers un réchauffement d'au moins 3 degrés Celsius d'ici la fin du siècle, un chiffre supérieur aux recommandations du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), soit de maintenir le réchauffement sous les 2 degrés Celsius.

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