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L'industrie du taxi ouverte à régler ses problèmes d'évasion fiscale

Pour régler le problème d'évasion fiscale qui sévit dans l'industrie du taxi, le Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM) rappelle demande au gouvernement de reprendre les discussions avec lui.

En entrevue jeudi à l’émission radiophonique Midi info de Radio-Canada, Benoît Jugand, porte-parole de l’organisation, souligne que des discussions avaient été entamées il y a trois ans, mais qu’il n'y a pas eu de rencontre depuis un an et demi entre le syndicat et Revenu Québec sur la question.

« On est ouverts à travailler avec le gouvernement. […] C’est sûr qu’il y a des problématiques dans l’industrie du taxi, il ne faut pas se mettre la tête dans le sable », dit-il.

M. Jugand insiste sur le fait que le RTAM est d’accord avec l’idée d’installer dans les taxis des modules électroniques de vente, maintenant obligatoires dans tous les restaurants et les bars, qui enregistrerait pour Revenu Québec la transaction de chaque course effectuée.

Mais selon le porte-parole, il est également nécessaire « d’éduquer » les chauffeurs de taxi.

« Ça faisait partie des mesures proposées au gouvernement. Faites des campagnes de publicité », dit-il.

De son côté, le RTAM s’engage à « informer [ses] membres que c’est important d’avoir un module à l’intérieur des taxis », si ceux-ci deviennent obligatoires.

Amélioration de la situation

« La situation s’est grandement améliorée depuis les deux dernières années », affirme M. Jugand.

Il souligne que tous les chauffeurs de taxi ont maintenant un numéro d’enregistrement TPS/TVQ et que, désormais, 80 % à 90 % des transactions sont payées par carte de crédit ou de débit, ce qui laisse une trace, au contraire de l’argent comptant.

Selon Revenu Québec, 60 % des revenus provenant de l’industrie du taxi seraient cachés au fisc québécois, ce qui entraînerait une perte de 72 millions de dollars chaque année en impôts à l'État québécois. En comparaison, l’industrie de la restauration camouflerait 18 % de ses revenus et celle de la construction, 14 %, affirme l’agence gouvernementale.

Paradoxalement, une des principales critiques des chauffeurs de taxi envers le service par application mobile Uber porte sur le fait que ses revenus échappent au fisc.

Les modules électroniques de vente bientôt dans les taxis

Bien que le RTAM n’ait pas eu de discussions sur le sujet depuis un moment avec Revenu Québec, il semble que l’idée d’implanter des modules électroniques de vente fasse son chemin au gouvernement. Revenu Québec a en effet lancé à la fin juin un appel d'intérêt pour obtenir des propositions ainsi qu'un ordre de grandeur des coûts que pourrait engendrer la surveillance des revenus des chauffeurs de taxi.

L’agence a tenu cependant à souligner que ce n’était pas un appel d’offres, et qu’aucune décision politique n'avait encore été prise quant à l'enregistrement de chaque course et à l'émission d'un reçu pour les clients.

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