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L'inquiétude monte chez les travailleurs du secteur pétrolier de Fort McMurray

Malgré l'annonce par la première ministre albertaine, Rachel Notley, et des représentants de l'industrie pétrolière que les activités allaient reprendre le plus rapidement possible dans le nord de l'Alberta, certains travailleurs du secteur énergétique s'attendent à subir les contrecoups du feu de Fort McMurray.

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

Michel Provencher remplit le coffre de son camion de bouteilles d'eau et d'autres équipements essentiels. Pour l'instant, il ne peut toujours pas rentrer chez lui et il ne sait pas quand il pourra le faire. Il sait toutefois que pendant quelques mois, il sera sans emploi.

« On nous a dit que pendant trois à six mois nous ne serions pas utilisés », explique-t-il. Michel Provencher envisage de déménager à l'extérieur de l'Alberta pour pouvoir travailler.

Pour bien des employés du secteur pétrolier, la catastrophe naturelle à Fort McMurray a soufflé sur les braises de l'incertitude qui les habitent depuis un bon moment. Ces derniers mois, avec la chute des prix du pétrole, les pertes de revenus et les pertes d'emploi se sont multipliées.

Pour l'instant, il est difficile de mesurer l'impact économique qu'aura eu l'arrêt d'une partie de la production pétrolière en Alberta. La diminution de production est estimée à un million de barils de pétrole par jour depuis que le feu a atteint Fort McMurray la semaine dernière.

Déjà 18 655 personnes ont utilisé le code fourni par Ottawa en raison des feux de forêt pour faire une demande d'assurance-emploi. 

Pour les entrepreneurs qui reçoivent des contrats des grandes entreprises du secteur énergétique, la catastrophe à Fort McMurray s'ajoute aux inquiétudes.

Francis Leclerc est propriétaire d'une entreprise qui effectue des entretiens pour des compagnies du secteur pétrolier. Il craint que ces contraintes financières n'encouragent ses partenaires à diminuer leurs recours à des sous-traitants.

Au cours des prochaines semaines, les gestes des grands joueurs de l'industrie et du gouvernement albertain seront suivis de près par les travailleurs du secteur pétrolier.

« Pour les projets des pétrolières, je pense que ça va être mis sur la glace », dit Francis Leclerc en évoquant de possibles projets d'expansion des entreprises énergétiques albertaines. 

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