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L’Iran vote la hausse du budget de son programme balistique

 En réponse aux récentes sanctions américaines, les parlementaires iraniens ont voté dimanche en faveur d'un projet de loi comprenant un ensemble de mesures visant les États-Unis et prévoyant surtout un financement majeur de son programme de missiles.

Les 240 élus présents, sur 247, ont voté pour l’octroi de quelque 330 millions de dollars canadiens supplémentaires à ce programme, ainsi qu’une somme équivalente pour la branche extérieure des Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime, rapporte l’agence officielle IRNA.

Le projet de loi considère « toutes les forces militaires et de renseignement américain comme des groupes terroristes » en raison de leur « soutien implicite et explicite à des groupes terroristes » et « à des dictatures et des régimes qui violent les droits humains fondamentaux » au Moyen-Orient.

L’Iran accuse en effet régulièrement les États-Unis d’être liés au groupe armé État islamique et à Al-Qaïda. Le projet de loi impose une interdiction de voyage et de visa aux responsables américains qui auraient fourni du support à ces organisations.

Le document, qui doit être ratifié par le Conseil des gardiens de la Constitution, demande au ministère des Affaires étrangères de publier une liste de personnes à sanctionner dans le but de confisquer leurs avoirs et de bloquer leurs transactions financières. Toutefois, il exclut les lanceurs d'alerte qui révèleraient les « activités illégales, crimes, tortures et fraudes électorales » des États-Unis.

Ces mesures législatives sont une réponse directe aux sanctions juridiques et financières imposées en juillet par l’administration américaine contre des personnes et des entités iraniennes liées au programme balistique et aux Gardiens de la révolution.

Les Américains accusent l’Iran de défier une résolution de l’ONU qui interdit son programme balistique, mais aussi de violer les droits de l’homme et de soutenir le Hezbollah libanais, considéré comme une organisation terroriste par Washington.

Depuis son arrivée au pouvoir, Donald Trump n’a cessé de critiquer l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, signé par six grandes puissances (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni, Allemagne), la qualifiant « d’horrible ».

Cet accord prévoit que l'Iran limite son programme nucléaire à des usages civils en échange de la levée progressive des sanctions internationales prises à son encontre.

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