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L'obésité infantile a plus que doublé au Canada en 40 ans

Alors qu'à la fin des années 1970 le taux d'obésité infantile au Canada se situait à environ 5 %, les plus récentes données de Statistiques Canada révèlent que l'obésité chez les enfants et les adolescents âgés de 3 à 19 ans a plus que doublé, atteignant les 13 %.

Selon la nutritionniste Stéphanie Côté, plusieurs facteurs peuvent expliquer la prévalence de l'obésité chez les enfants comme l'alimentation et le manque d'activité physique.

« Les enfants bougent moins qu'il y a 40 ans. Notre rythme de vie, pas juste celui des enfants, mais celui de tout le monde, est de plus en plus sédentaire », explique la nutritionniste.

Beaucoup de changements ont aussi été faits sur le plan de l'alimentation. La disponibilité de la nourriture, la grosseur des portions, le fait que les aliments sont riches en sucre et en gras et le fait que l'on cuisine moins qu'avant peuvent aussi jouer sur l'obésité, selon Stéphanie Côté.

Moins obèses que les Américains

Un écart s'est toutefois creusé entre le Canada et les États-Unis où le taux d'obésité, qui était le même il y a 40 ans, est maintenant de 17,5 %.

La différence entre les taux d'obésité des deux pays est plus marquée chez les filles que chez les garçons.

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La prévalence de l'obésité est significativement plus faible au Canada qu'aux États-Unis. L'obésité est deux fois plus élevée aux États-Unis qu'au Canada chez les filles de 7 à 12 ans.

Stéphanie Côté affirme que la préoccupation du poids est beaucoup plus importante chez les jeunes filles. Environ 70 % des jeunes filles canadiennes tentent de maigrir, même si elles n'ont aucun problème de poids, selon Stéphanie Côté.

Les préoccupations malsaines sur le poids sont en partie influencées par les images et les discours sur l'importance de la minceur dans la société, selon la nutritionniste.

Chez les garçons, la différence entre les deux pays est beaucoup moins significative, sauf pour le groupe des 7 à 12 ans, qui a un écart de 5,2 %. « Les jeunes garçons ont davantage tendance à vouloir prendre de la masse musculaire », affirme Stéphanie Côté.

Selon la nutritionniste, il y a encore beaucoup de sensibilisation et de travail à faire, tant dans les familles que sur le plan politique, pour modifier les habitudes des jeunes et diminuer le fléau de l'obésité infantile.

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