Retour

L'obésité, un problème de taille pour les Québécois

Le rapport, dévoilé mercredi, s’articule autour de quatre grands thèmes soit : l’adaptation sociale et la santé mentale, les comportements, maladies chroniques et traumatismes non intentionnels, les maladies infectieuses et les effets de différents environnements sur la santé.

Le rapport montre qu’en 2013-2014, 52 % des adultes québécois souffraient d’embonpoint et que de ce nombre, 18 % étaient considérés comme obèses, contre seulement 8 % en 1987. C’est donc une augmentation de 10 points de pourcentage en moins de 30 ans.

L’embonpoint et l’obésité peuvent, entre autres, accroître le risque de développer des maladies chroniques et cardiovasculaires ainsi que des problèmes respiratoires. Si la tendance se maintient, le directeur national de santé publique estime que la proportion de personnes souffrant d’obésité pourrait encore augmenter et atteindre 21 % d’ici 2030.

Chez les adolescents, les données sont particulièrement inquiétantes; 6 % des 12-17 ans sont obèses. Ce pourcentage grimpe à 17 % chez les 18-34 ans.

Pour le Dr Horacio Arruda, directeur national de santé publique, ces chiffres devraient suffire à sonner l’alarme.

Cette épidémie d'obésité là pour moi m'inquiète énormément. Quand je vois un jeune de 15-16 ans être atteint de diabète de type 2, c'est un drame.

Dr Horacio Arruda

L’épidémie croissante d’obésité au sein de la population démontre que les Québécois peinent à adopter de saines habitudes de vie. Par exemple, les adolescents du Québec sont les moins actifs du pays, à l’exception des Ontariens.

Le Dr Arruda y voit là une explication culturelle. « Les anglophones de la Colombie-Britannique ont une très grande tendance culturellement parlant à faire de la course, etc. Il y a vraiment des éléments culturels qui sont associés à ça comme tel. Il y a notre urbanisation aussi quelque part qui est différente de certains territoires dans l'Atlantique par rapport à ces phénomènes-là », explique-t-il.

Parmi les autres facteurs pouvant influencer la santé des Québécois, on retrouve le vieillissement de la population, les inégalités sociales… et les changements climatiques.

Ces derniers sont responsables de la propagation de nouvelles maladies infectieuses transmises par les insectes dans la province. C’est notamment le cas de la maladie de Lyme qui, jusqu’à tout récemment, sévissait surtout au sud de la frontière canadienne. Entre 2011 et 2015, le nombre de cas déclarés de cette maladie est passé de 32 à 161.

Même si les données relatives aux maladies infectieuses jettent une ombre au tableau, le rapport fait quand même état de quelques gains, comme ceux relatifs au tabagisme, dont la chute de popularité entamée dans les années 90 se poursuit.

Le directeur national de santé publique rappelle que la majorité des problèmes de santé relatifs aux maladies chroniques et cardiovasculaires sont évitables. Il recommande, dans son rapport, d’intervenir en amont pour limiter le développement de ces maladies au sein de la population. Le Dr Arruda demande aussi de renforcer la gamme de services offerts dans le réseau de la santé et d’accorder une attention particulière aux populations vulnérables, telles que les personnes vivant dans des milieux défavorisés et les Autochtones.

Avec les informations de Cathy Senay

Plus d'articles

Vidéo du jour


Qu'est-ce qui se passe quand tu fais une détox de cellulaire?