Retour

L’ombre de Trump plane sur le Sommet des leaders nord-américains

Il n'est pas à Ottawa. Et pourtant, Donald Trump est bien présent dans les discussions des dirigeants nord-américains. Déjà, le premier ministre du Canada et le président du Mexique ont dû se prononcer sur les positions protectionnistes du candidat républicain présumé à la présidence américaine.

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

Lundi, à Québec, un journaliste a demandé au président mexicain ce qu'il fallait penser des propos « du candidat républicain à la présidence » américaine, très critique du libre-échange.

Toujours sans nommer ledit candidat, le président Enrique Pena Nieto a parlé de l'importance du partenariat économique qui existe entre son pays, le Canada et les États-Unis.

Mardi, un scénario semblable s'est répété à Ottawa. Cette fois, la journaliste canadienne a mentionné nommément les prétendants à la Maison-Blanche, Hillary Clinton et Donald Trump.

Enrique Pena Nieto et Justin Trudeau, eux, ne s'y sont pas risqués.

Critiques contre le libre-échange nord-américain

Donald Trump a une approche du libre-échange qui est à l'opposé de celle que défendent les dirigeants actuels des pays d'Amérique du Nord.

Pendant un point de presse sur les enjeux économiques, mardi, Donald Trump a déclaré que « la vague de mondialisation avait complètement détruit la classe moyenne ».

Il a ajouté qu'il désirait de nouvelles négociations sur l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Si les changements qu'il proposerait n'étaient pas acceptés, le candidat Trump évoque une éventuelle sortie des États-Unis de l'accord.

Sur les réseaux sociaux, le candidat républicain a attaqué son adversaire démocrate sur la question du libre-échange.

« Comment Hillary peut-elle donner la responsabilité de l'économie à son mari, alors qu'il est responsable de l'ALENA, le pire accord de l'histoire des États-Unis? » a-t-il écrit.

Hillary a déclaré en mai dernier que l'ex-président Bill Clinton serait responsable de l'économie si elle remporte l'élection.

La candidate démocrate présumée a toutefois elle aussi émis des réserves par rapport à l'ALENA.

Dans un document gouvernemental rendu public la semaine dernière, la présidence mexicaine a élaboré les sujets qu'allait évoquer de manière prioritaire Enrique Pena Nieto à l'occasion de sa visite au Canada. Parmi ceux-ci : « la défense contre les mesures unilatérales protectionnistes ».

Le professeur titulaire au département de sciences politiques de l'Université Laval Louis Bélanger affirme qu'une éventuelle présidence Trump pourrait avoir des conséquences négatives, tant pour Ottawa que pour Mexico.

En attendant l'élection présidentielle aux États-Unis, les dirigeants du Canada et du Mexique veulent profiter du Sommet des leaders nord-américains pour affirmer de nouveau la pertinence de l'intégration économique régionale. Un message essentiel, selon eux, surtout quelques jours après le vote pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine