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L'Ontario bannit le fichage « aléatoire »

Une demi-victoire pour les communautés noire et autochtone, qui se disaient ciblées par la police : le gouvernement ontarien interdit la pratique de contrôler l'identité et d'interroger de façon « aléatoire ou arbitraire » quelqu'un dans la rue.

Par ailleurs, la police devrait informer l'individu fiché de la raison pour laquelle il est fiché, en plus de lui dire qu'il n'est pas tenu de fournir des renseignements. 

Le ministre de la Sécurité publique, Yasir Naqvi, a dévoilé ces nouvelles directives proposées pour les corps policiers cet après-midi, afin d'éviter toute discrimination.

Le ministre avait mené des consultations publiques à ce sujet au cours des derniers mois.

Pas la fin complète du fichage

Toutefois, il sera toujours possible pour un policier d'intercepter un individu dans la rue s'il soupçonne des activités illégales ou pour recueillir des indices sur des suspects.

Le ministre Naqvi affirme toutefois que ces exceptions sont « limitées » et que l'agent devra justifier par la suite à son superviseur, dans un rapport, la raison pour laquelle il a eu recours au fichage.

La province crée aussi un comité d'experts chargé d'élaborer une nouvelle formation à ce sujet pour les policiers.

Le chef de police de Toronto, par exemple, a défendu le fichage dans le passé comme source d'indices pour des enquêtes, mais tout en affirmant qu'il ne devait pas être pratiqué de façon aléatoire.

 

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