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La boisson alcoolisée Four Loko retirée des dépanneurs et des épiceries

La boisson Four Loko et plusieurs autres marques vendues par les Breuvages Blue Spike seront retirées des tablettes des détaillants en alimentation, soit les dépanneurs et les épiceries, parce que ces produits contiennent de l'alcool éthylique plutôt que de l'alcool issu de la fermentation du malt, ce qui est contraire à la réglementation.

Selon l’entreprise Embouteillage Solar qui a envoyé un communiqué pour annoncer la nouvelle, l’alcool éthylique présent dans les boissons concernées n’a pas d’effet sur leur teneur en alcool ou leur qualité. Le but du rappel ne vise donc qu’à se conformer à la réglementation.

« L'utilisation de l'alcool éthylique n'est pas conforme à la réglementation prévoyant que seuls la bière, le cidre, le vin ou les produits artisanaux peuvent être mis en marché chez les détaillants en alimentation », précise le communiqué d’Embouteillage Solar.

En plus de la boisson Four Loko, les marques Baron, Mojo, Octane et les boissons aux fruits Seagram seront aussi retirées des tablettes des détaillants en alimentation.

Four Loko sous surveillance

La boisson Four Loko a fait parler d’elle ces derniers mois en raison de ses effets néfastes. Certains jeunes en ayant trop bu se sont retrouvés aux urgences en état d’intoxication avancée. L’organisme Éduc’alcool a même qualifié la boisson de véritable poison qui pourrait devenir un problème de santé publique.

La boisson est particulièrement prisée chez les jeunes en raison de son bas prix et de sa forte teneur en alcool. Une canette de 568 ml coûte environ 3,50 $ (ou plus, selon le point de vente) et sa teneur en alcool est de 11,9 %.

Éduc’alcool a d'ailleurs déposé une plainte au Conseil d'éthique de l'industrie québécoise des boissons alcooliques parce que, selon l'organisme, cette marque vise les jeunes, alors que c'est contraire au code d'éthique du Conseil.

« Les produits qu’elle contient, le sucre et la caféine camouflent l’effet de l’alcool. Elle est mise en marché de manière à attirer les jeunes à cause des couleurs, des lettres et du design, mais c’est légal, parce qu'aucune loi n’empêche ce genre de produit », selon le directeur général d’Éduc’alcool, Hubert Sacy.

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