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La C Series de Bombardier pourrait être frappée par de nouvelles sanctions américaines

Le département américain du Commerce fera savoir aujourd'hui s'il impose des droits antidumping sur les avions C Series de Bombardier vendus aux États-Unis, tel que le réclame Boeing. Cela viendrait s'ajouter aux droits compensateurs de près de 220 % imposés sur ces ventes la semaine dernière.

Dans une plainte déposée en avril, l’avionneur américain a soutenu que Bombardier vendait ses appareils « à des prix dérisoires ». Boeing avançait que le transporteur Delta avait payé « 20 millions de dollars américains pour des appareils qui coûtent 33 millions de dollars américains à produire ».

« Bombardier vend ses avions [de la C Series] aux États-Unis à des prix inférieurs de millions de dollars par rapport à ceux demandés au Canada – la définition même de dumping », plaidait Boeing. Le géant de l’aéronautique a réclamé des droits antidumping de 79,82 %.

En juin, la Commission du commerce international des États-Unis (ITC) a donné son feu vert à l’enquête. Elle a dit avoir des raisons de croire que l'industrie américaine était « menacée [...] par l'importation d'avions commerciaux de 100 à 150 places en provenance du Canada qui sont vraisemblablement subventionnés et vendus aux États-Unis en deçà de leur valeur marchande ».

Bombardier a fait savoir la semaine dernière qu’il s’attendait à ce que des droits antidumping « absurdes » soient imposés aux avions de la C Series. « Nous nous attendons à un chiffre important », a déclaré la semaine dernière le responsable des ventes d’avions commerciaux de Bombardier, Colin Bole.

La semaine dernière, le département du Commerce américain a imposé des droits compensateurs de 220 % aux avions de la C Series, répondant ainsi à l'autre volet de la plainte déposée par Boeing en avril, soit celui concernant l’aide gouvernementale accordée par Québec à Bombardier. Boeing avait plutôt demandé une pénalité de 79,41 %.

Boeing arguait d’ailleurs que cette aide gouvernementale expliquait pourquoi Bombardier avait pu adopter une « tarification forte », assimilant le tout à des « pratiques d'affaires injustes et illégales » susceptibles d'engendrer « des effets négatifs importants sur l'industrie aérospatiale américaine et la perte de milliers d'emplois bien rémunérés ».

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