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La caféine accroîtrait le risque de fausse couche, même avant la conception

Consommer plus de deux boissons caféinées par jour durant les sept semaines précédant la conception d'un bébé augmente le risque de faire une fausse couche, conclut une récente étude américaine.

Le conseil, valable autant pour la mère que pour le père, s'applique également pour les sept premières semaines de grossesse, indique l'étude publiée jeudi dans la revue Fertility and Sterility.

Les auteurs ont analysé les données de 501 couples du Michigan et du Texas ayant participé de 2005 à 2009 à une étude longitudinale nationale sur la fertilité et l'environnement (LIFE), dont l'objectif était d'examiner les liens entre la conception, le mode de vie et les substances chimiques dans l'environnement.

Pour cette présente étude, les scientifiques ont comparé plusieurs facteurs comme le fait de fumer, de boire des boissons caféinées et de prendre des compléments multivitaminés parmi 344 couples dont la femme est tombée enceinte.

Parmi ces 344 grossesses, il y a eu 98 fausses couches, soit un taux de 28 %.

Les chercheurs estiment que le risque de fausse couche augmenterait dans un ratio de 1,74 si une femme consomme plus de deux boissons caféinées par jour en moyenne.

Le risque est presque aussi élevé (1,73) si le partenaire masculin boit ces mêmes quantités de caféine, relève la Dr Germaine Buck Louis, chercheuse à l'Institut national de la santé de l'enfant et du développement humain, qui fait partie des Instituts nationaux de la Santé (NIH).

Selon le mode d'évaluation, un ratio supérieur à 1 indique un risque accru de perte du foetus pendant chacun des jours de la grossesse depuis la conception, même si, selon les chercheurs, leur étude n'établit pas de façon concluante un lien de cause à effet. Il s'agit seulement d'une observation.

Les suppléments vitaminés diminuent les risques

À l'opposé, le risque de faire une fausse couche (ratio de 0,45) diminue chez les femmes qui prennent des compléments multivitaminés tous les jours avant de tomber enceintes.

Le risque diminue encore plus si elles continuent de les prendre pendant les premières semaines de la grossesse, conclut également l'étude.

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