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La Caisse de dépôt a tenté d'acheter 40 % de St-Hubert

La Caisse de dépôt et placement du Québec a proposé d'acheter 40 %, voire 45 %, de St-Hubert, mais cette offre a finalement été déclinée par le grand patron de l'entreprise, Jean-Pierre Léger, affirme Michael Sabia.

Le président et chef de la direction de la Caisse a fait cette révélation mardi devant la commission des finances publiques de l'Assemblée nationale, à l'occasion de l'étude des crédits du ministère des Finances pour l'exercice 2016-2017.

Un porte-parole de la CDPQ avait déjà fait savoir que l'institution s'était montrée intéressée à prendre une participation dans St-Hubert, mais sans donner plus de détails.

« Le PDG, M. Léger, nous a demandé de faire une offre pour une position minoritaire à 40 %. Nous l'avons fait, à sa demande », a affirmé M. Sabia, après avoir été interrogé au sujet de la vente par le chef péquiste Pierre Karl Péladeau.

« Également, nous avons travaillé avec d'autres sociétés québécoises. MTY a fait une offre également, pour 100 % de la société », a-t-il poursuivi, avant de laisser paraître son étonnement face à la décision finale de M. Léger.

« Pour des raisons que, personnellement, je ne comprends pas totalement, il [M. Léger] a décidé de vendre la société à quelqu'un d'autre », a-t-il laissé tomber. « Donc ma question c'est : avez-vous une autre idée? »

Quelques minutes plus tard, M. Sabia a été pressé de questions par les journalistes de la tribune parlementaire, mais il n'en a pas révélé davantage, sinon pour préciser que M. Léger lui avait demandé de faire une offre pour « 40 % ou 45 % » de St-Hubert.

M. Sabia s'est cependant gardé de laisser poindre son incompréhension une fois de plus. « Il a le droit de vendre sa société. Ce n'est pas la responsabilité, même ce n'est pas approprié pour la Caisse de dépôt de faire un jugement », s'est-il borné à dire à ce sujet.

St-Hubert, qui compte 117 restaurants dont 108 au Québec, deux usines de production alimentaire et deux centres de distribution, a finalement été vendu pour 537 millions de dollars à Cara, une entreprise ontarienne qui exploite des centaines d'établissements de restauration rapide au pays.

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