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La capacité d'accueil des demandeurs d'asile grimpera à près de 1200 à Saint-Bernard-de-Lacolle

La capacité d'hébergement des sites installés par l'armée canadienne à Saint-Bernard-de-Lacolle pour accueillir les demandeurs d'asile qui franchissent la frontière de façon irrégulière en provenance des États-Unis sera augmentée une fois de plus cette semaine.

« On a reçu la demande de faire des installations pour 1200 migrants », a confirmé la lieutenante de vaisseau Éliane Trahan dans une entrevue accordée à Radio-Canada, lundi matin.

Mercredi dernier, un premier site capable d’abriter 500 personnes a été érigé par un groupe d’environ 110 soldats provenant essentiellement du 1er bataillon du Royal 22e Régiment de Valcartier, près de Québec.

Les militaires ont depuis entrepris d’installer une vingtaine de tentes supplémentaires pour accueillir 400 personnes de plus. Cette seconde opération sera « bientôt terminée », a indiqué Mme Trahan lundi matin, et d’autres tentes pouvant recevoir 250 personnes commenceront ensuite à être montées « d'ici la fin de la journée ».

Selon Mme Trahan, l’armée a sélectionné les militaires envoyés à Saint-Bernard-de-Lacolle. « On a fait en sorte d’avoir un peu plus de personnes qui parlent créole, et plus de femmes aussi, pour que les gens soient plus à l’aise avec nous », a-t-elle dit.

Les tentes installées à Saint-Bernard-de-Lacolle servent à accueillir les demandeurs d’asile qui franchissent la frontière canado-américaine en grand nombre depuis la mi-juillet, en attendant que l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) fasse ses premières vérifications de sécurité.

La sécurité a été accrue, avec le concours d'une firme privée. La clinique mobile de la Croix-Rouge, qui compte six infirmières et infirmiers, reçoit les migrants qui souffrent de déshydratation, de troubles digestifs ou qui ont besoin de pansements. La vingtaine de premiers répondants de Saint-Bernard-de-Lacolle sont aussi mis à contribution.

Beaucoup des demandeurs d'asile sont des Haïtiens qui craignent d’être renvoyés dans leur pays par l’administration du président américain Donald Trump.

Une fois leur dossier traité par les agents de l’ASFC, les demandeurs d’asile sont envoyés dans l’un des nombreux sites d’hébergement temporaires gérés par le gouvernement du Québec, en attendant que la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada se prononce sur la recevabilité de leur demande.

La Commission doit normalement se prononcer sur chaque dossier dans un délai de 60 jours, mais ces délais s'allongent à l'heure actuelle en raison du grand nombre de demandes à traiter.

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