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La CAQ accuse Couillard d'improviser en matière d'éducation

La Coalition avenir Québec (CAQ) a dénoncé vigoureusement « la politique d'improvisation » de Philippe Couillard en éducation, mardi, soit deux jours après que les militants libéraux eurent adopté une motion en faveur de l'école obligatoire pour les 4 à 18 ans, similaire à ce que propose la CAQ, dans le cadre de leur conseil général.

En conférence de presse, le chef de la CAQ, François Legault, a expliqué qu'à son avis le premier ministre « ne sait pas ce qu'il veut faire en éducation; il n'a pas de vision ».

Il y a un peu moins d'un mois, à Trois-Rivières, la CAQ avait tenu un congrès sur l'éducation au terme duquel elle avait annoncé son intention de militer pour que tous les enfants puissent entrer à l'école dès l'âge de 4 ans, et qu'il soit obligatoire d'y rester jusqu'à 18 ans au lieu de 16 ans, comme c'est le cas actuellement.

Cette idée mise de l'avant par la CAQ n'est pas l'apanage de cette formation politique, s'est défendu dimanche le premier ministre Couillard : « Ce n'est pas eux qui ont eu l'idée. Ça fait longtemps que cette idée-là circule... Qui l'a dit? On en a déjà parlé avant et on va continuer à en parler ».

Vérification faite, le PLQ ne faisait mention de la maternelle 4 ans ni dans son programme de 2014 ni dans celui de 2012. Les programmes des deux dernières campagnes du Parti québécois et de la CAQ n'en parlaient pas non plus, dans ces années-là.

« Les faits sont têtus » - François Legault

« Au-delà des beaux discours prononcés devant les militants libéraux », dit le chef de la CAQ, Philippe Couillard sabre dans les budgets de l'éducation.

« M. Couillard ne peut pas ignorer ce qu'il a fait depuis deux ans [...], affirme François Legault. Même, il a admis avoir coupé dans les services aux enfants qui ont des difficultés d'apprentissage. »

François Legault va plus loin en disant que « le Parti libéral du Québec (PLQ) est en place, dans le fond, depuis 2003, et il n'a jamais réussi à donner un nouveau souffle au système d'éducation du Québec ». Le chef de la CAQ affirme qu'en 13 ans, aucun service important n'a été ajouté pour les enfants « que ce soit ceux de 4 ans ou ceux qui décrochent à 16 ou 17 ans ».

Il faut faire la distinction entre les discours et la réalité, raille M. Legault, et M. Couillard a beau changer continuellement son discours, « les faits sont têtus ». « Depuis deux ans quand on regarde la croissance des budgets en éducation, on ne couvre même pas les frais de système », dit le leader de la CAQ.

Dimanche, en point de presse, dans la foulée du congrès général du PLQ, le premier ministre du Québec avait insisté pour dire au nom de ses troupes que l'éducation « a toujours été notre priorité ». M. Couillard a fait valoir que, sur le plan budgétaire, son gouvernement est parvenu à conférer « un horizon de trois ans de financement pour le réseau [de l'éducation], qu'ils n'ont pas eu depuis des années ».

« Ce passage obligé était nécessaire », a ajouté le premier ministre en faisant référence à l'objectif que s'était fixé son gouvernement d'atteindre l'équilibre budgétaire.

Dans son plus récent budget, le ministre des Finances, Carlos Leitao, avait ciblé deux objectifs : rénover des écoles vétustes et miser sur la réussite scolaire. Mais des représentants de groupes de parents et de commissions scolaires avaient accueilli froidement les annonces relatives à l'éducation, contenues dans ce budget.

Rien ne se fera d'ici les élections, affirme la CAQ

Un gouvernement de la CAQ, assure François Legault, ferait véritablement de l'éducation une priorité. Le gouvernement de Philippe Couillard, lui, n'aura pas le temps d'ici les prochaines élections d'instaurer une maternelle accessible dès l'âge de quatre ans, clame M. Legault. 

De conclure François Legault, les électeurs québécois ne seront pas dupes en 2018 et ils se demanderont pourquoi Philippe Couillard n'a pas instauré de maternelle quatre ans durant les quatre années qu'il aura été au pouvoir.

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