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La CAQ et la FADOQ réclament une meilleure nutrition pour les aînés en CHSLD

La Coalition Avenir Québec (CAQ) et la Fédération de l'âge d'or du Québec (FADOQ) exigent une révision en profondeur de la politique alimentaire dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).

À 48 heures de la mise à jour économique du gouvernement Couillard, le député de Lévis, François Paradis, dénonce le fait que le budget moyen pour l'achat d'un repas dans les CHSLD soit de 2,14 $ et qu'il soit aussi bas que 1,35 $ dans certains établissements.

« On sait qu'il y a de l'argent disponible. Le gouvernement a fait comprendre qu'il y aurait des investissements, mais ce qui est dramatique, c'est qu'on est encore obligé de démontrer l'évidence », déplore M. Paradis.

M. Paradis propose notamment d'établir un coût minimal à respecter pour les repas et de doubler le budget dédié à l'achat des aliments. « Ce qu'on demande, c'est d'ajouter deux dollars à ce montant moyen pour le porter à 4,14 $ », exige-t-il.

La FADOQ appuie les demandes du député de Lévis. L'organisation souligne que l'alimentation revêt une importance capitale pour les aînés sur les plans physique, social et psychologique.

« On vous donne de la purée de pommes de terre en poudre avec supplément de protéine et fèves congelées que vous devez avaler en six minutes top chrono. Ce n'est pas de la fiction. C'est la réalité de plusieurs résidents au Québec actuellement », affirme Caroline Bouchard, représentante de la FADOQ.

L'organisme évalue que jusqu'à 60 % des résidents souffriront de dénutrition lors d'un séjour en CHSLD.

« On impose d'énormes compressions aux établissements, ce qui les force à couper d'abord sur la qualité de la nourriture et ensuite dans le personnel d'aide au repas », ajoute Mme Bouchard.

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