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La chute des bourses chinoises ressentie en Europe et aux États-Unis

Wall Street a terminé sa première séance de l'année par un net recul, pénalisée tout comme les bourses européennes par un regain d'inquiétude quant à l'économie chinoise et les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

L'indice vedette Dow Jones a perdu 1,58 % lundi et le Nasdaq, à dominante technologique, 2,08 %. Particulièrement suivi par les investisseurs, l'indice élargi S&P 500 a reculé de 1,53 %.

Les nouvelles craintes concernant la Chine ont affecté les valeurs chinoises cotées à New York, les géants de l'internet Baidu et Alibaba abandonnant respectivement 2,67 % et 5,67 %.

La Bourse de New York a cependant un peu mieux résisté que les principales places européennes.

La Bourse de Paris a pour sa part cloturé la séance avec des pertes de 2,5 %, après avoir dépassé les 3 %, celle de Londres avec des pertes de 2,4 %, et celle de Francfort avec 4,3 %.

La chute des principales bourses européennes et occidentales a suivi celle des bourses chinoises, plus tôt en journée. Le recul a atteint 7 % sur les places boursières de Shanghaï et de Shenzen, entraînant la suspension automatique des échanges une heure et demie avant l'heure de fermeture.

Une première suspension de 15 minutes, plus tôt dans la journée, n'avait pas réussi à freiner la chute.

Le mécanisme a été mis en place pour lutter contre la volatilité des marchés et empêcher les mouvements de panique. La mesure prévoit l'interruption des échanges lorsque la variation des cours - à la hausse ou à la baisse - atteint 7 %. Les autorités chinoises veulent ainsi prévenir une débâcle comme celle de l'été 2015.

Des analystes estiment toutefois que cette mesure pourrait avoir l'effet inverse.

Les difficultés de l'économie chinoise

La plupart des analystes ont attribué la mauvaise performance des bourses chinoises à un mauvais indicateur sur l'activité manufacturière en Chine, publié durant le week-end.

La dégringolade des bourses chinoises n'est toutefois qu'un symptôme des difficultés du secteur manufacturier de l'économie chinoise. Les marchés, qui avaient anticipé un rebond de l'activité manufacturière après une baisse en novembre, ont constaté une nouvelle contraction du secteur en décembre.

La Chine a également dévalué sa monnaie par rapport au dollar américain, qui atteint 6,5 yuans pour la première fois en plus de quatre ans et demi.

Le bref yoyo du cours du pétrole

Les cours du pétrole ont terminé en baisse sur le marché new-yorkais Nymex après une séance volatile.

Après avoir bondi d'environ 4 % en raison des tensions entre l'Arabie saoudite et l'Iran, les cours se sont retournés à la baisse.

Des données signalant une accumulation des stocks de brut aux États-Unis ont également pesé sur le marché.

Le contrat février sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a finalement perdu 28 ¢, soit 0,76 %, à 36,76 $ le baril.

Au moment de la clôture du Nymex, le Brent était pratiquement inchangé (-0,08 %), à 37,25 $ le baril.

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