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La communauté inuite de Nain au Labrador lutte contre la faim

L'insécurité alimentaire dans la communauté inuite de Nain, dans le nord du Labrador, entraîne un programme de dîner pour les élèves et un projet de banque alimentaire

Près de 80 % des ménages de Nain connaissent l’insécurité alimentaire, selon une étude réalisée par des universités canadiennes.

Il arrive que des adultes, même des personnes âgées, sautent un repas pour que leurs enfants mangent à leur faim, explique Kaila de Boer, directrice, santé mentale et guérison, au gouvernement du Nunatsiavut.

Des employés du gouvernement, dont Mme de Boer, et les membres du comité de sécurité alimentaire de Nain, ont entrepris un projet pilote de deux mois qui procure un repas aux élèves. Il s’agit d’un sandwich, d’une barre céréalière et d’un fruit pour le dîner.

Les intervenants préparent 100 sacs par jour, ce qui suffit pour la majorité des élèves de Nain.

Il est important d’en offrir au plus grand nombre possible, étant donné le taux élevé d’insécurité alimentaire, souligne Kaila de Boer.

Le programme se poursuit en janvier et en février parce que ce sont les mois les plus froids. Il s’agit de procurer un repas santé aux élèves dans l’espoir qu’ils marchent plus vite en rentrant à la maison, explique-t-elle.

Pour une première banque alimentaire

Nain étant la communauté située la plus au nord, le prix des aliments y est très élevé. Une boîte de soupe en conserve peut coûter jusqu’à 6 $, et une boîte de tomate 7 $, affirme Brenda Jararuse, une résidente.

Mme Jararuse espère fonder une première banque alimentaire avec l’aide de bénévoles. Le groupe compte se réunir lundi pour discuter du financement du projet et d’un lieu pour la banque alimentaire.

Certains programmes de subvention réduisent le prix des fruits, des légumes et de la viande, mais non des produits non périssables, selon Brenda Jararuse.

Elle a eu l’idée de fonder une banque alimentaire quand elle fréquentait l’école secondaire. Elle passe maintenant à l’action après avoir vu les conclusions de l’étude sur l’insécurité alimentaire. Mme Jararuse explique qu’elle ne savait pas qu’un aussi grand nombre de gens avaient faim.

Brenda Jararuse espère aussi que le transporteur aérien qui dessert la région aidera aussi la communauté en réduisant ses tarifs pour la livraison de nourriture non périssable.

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