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La consommation de cannabis thérapeutique monte en flèche chez les anciens combattants

Le nombre de vétérans qui se font rembourser du cannabis thérapeutique augmente de façon exponentielle au Canada. 

Un texte de Louis BlouinTwitterCourriel

Le nombre d'anciens militaires qui se font rembourser leur cannabis thérapeutique est au moins 10 fois plus élevé qu'il y a deux ans. Sylvain Chartrand, directeur du Groupe de défense des intérêts des anciens combattants canadiens est l'un d'entre eux. Ce vétéran de la mission en Bosnie affirme que la marijuana médicinale le soulage.

Comme Sylvain Chartrand, de plus en plus de vétérans se font rembourser leur cannabis par Anciens Combattants Canada :112 ont demandé un remboursement lors de l'exercice 2013-2014. Ce chiffre a bondi à 1320 pour la période du 1er avril au 31 décembre 2015.

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Le programme sera examiné

Questionné par Radio-Canada sur cette hausse vertigineuse, le ministre des Anciens Combattants, Kent Hehr, s'étonne que l'ancien gouvernement conservateur n'ait pas mieux balisé le programme.

Cette semaine, il a demandé un examen interne à ses fonctionnaires. Le ministre ne veut pas s'avancer pour l'instant sur les changements qui pourraient être apportés. Le ministère se donne quelques mois pour analyser la situation, mais il assure que « le bien-être des vétérans et leurs familles » doit demeurer la priorité.

L'opposition officielle veut comprendre ce qui se cache derrière cette augmentation. Le député conservateur Pierre Paul-Hus s'inquiète et se demande s'il y a de meilleures façons de soigner les vétérans. M. Paul-Hus interpelle même Santé Canada. 

Mais pour Sylvain Chartrand, ce n'est pas au gouvernement de décider comment traiter les problèmes de santé des anciens militaires. « C'est entre le docteur et le vétéran et ils doivent se limiter à leur champ de compétences. »

L'efficacité du cannabis médicinal ne fait pas l'unanimité. Du côté des Forces canadiennes, les médecins ne sont pas autorisés à en prescrire. Selon Maureen Lamothe du ministère de la Défense nationale, des preuves existent « qu'une telle consommation pourrait être néfaste » pour les gens souffrant du syndrome de stress post-traumatique.

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