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La convergence « progressiste » marque le caucus du PQ

Véronique Hivon, qui a retrouvé ses collègues péquistes dimanche après plusieurs semaines d'absence pour des raisons de santé, s'est montrée optimiste sur la question de la convergence des forces souverainistes « progressistes » au moment où son parti tente de négocier le choix d'un candidat commun avec Québec solidaire en vue de l'élection partielle dans Verdun.

De retour dans ses fonctions à titre de porte-parole à la justice, la députée de Joliette continuera vraisemblablement de porter le dossier de la convergence des forces souverainistes, comme elle l'a fait durant le passage de Pierre Karl Péladeau à la tête du Parti québécois.

Le nouveau chef du PQ, Jean-François Lisée, a d'ailleurs vanté l'aptitude de Mme Hivon à établir des ponts entre les différentes formations souverainistes. « Je pense qu'elle l'incarne mieux que moi, alors vous allez voir, dans les attributions qu'on va lui donner aujourd'hui, l'espace qu'elle va avoir pour incarner cette volonté », a-t-il dit.

En vue de l'élection partielle dans Verdun, le PQ a invité QS à choisir un candidat commun dans la circonscription, mais les solidaires ont plutôt invité les péquistes, samedi, à se rallier à la candidate qu'ils ont déjà choisie pour les représenter.

Un sondage du PQ montre que, sans alliance, les libéraux gagneraient Verdun, tandis qu'un front commun du PQ et de QS serait au coude-à-coude avec le PLQ.

Véronique Hivon a affirmé qu'elle gardait tout de même espoir d'aboutir à une entente avec Québec solidaire. « Avoir un gain dans Verdun, sous une forme ou une autre, ce serait une excellente nouvelle. On aurait un député progressiste de plus et un libéral de moins », a-t-elle affirmé.

Jean-François Lisée abonde dans le même sens. « L'ensemble des opérations de l'indépendance doit se faire avec tous les indépendantistes qui veulent y participer, dont bien sûr Québec solidaire et Option nationale », a-t-il déclaré.

Le chef péquiste a ajouté que l'élection partielle dans Verdun constituait un « test pour tous les progressistes » et a de nouveau tendu la main à Québec solidaire.

« Leurs électeurs souhaitent un candidat commun, alors je leur demande de faire une pause, de regarder la réalité, d'entendre leurs électeurs. Environ 90 % des électeurs du PQ veulent ça [contre 75 % à QS], et on est d'accord avec eux. On a quelques jours encore », a dit M. Lisée.

Jean-François Lisée a ajouté qu'il était prêt à discuter d'un éventuel partage de la carte électorale aux prochaines élections générales. « En 2018, si on peut s'entendre sur des revendications qu'on peut partager avec QS, comme le salaire à 15 $, la réforme du mode de scrutin et d'autres sujets comme les paradis fiscaux [...] on va regarder la carte électorale et voir où on peut s'additionner plutôt que se nuire sous nos bannières respectives », a-t-il affirmé.

Véronique Hivon est demeurée plus prudente que son chef, évitant de qualifier la partielle de Verdun de test. « Je ne pense pas qu'il faut le voir comme un test. Ce qu'il faut, c'est tendre la main et trouver des solutions innovatrices, essayer autre chose, sortir des sentiers battus », a-t-elle conclu.

Comme un deuil

La députée de Joliette souffrait depuis mi-août d'une labyrinthite aiguë, ce qui l'avait forcée à abandonner la course à la direction du PQ. Véronique Hivon a reçu le feu vert de son médecin pour reprendre l'ensemble de ses activités. Devant les journalistes, la députée est revenue pour la première fois sur les circonstances qui l'ont obligée à se retirer de la vie politique.

« C'est sûr que c'est un deuil d'arrêter, en plein milieu d'une course, une aventure qui était très forte. Comme vous le savez, la vraie course a commencé à susciter de l'intérêt à la fin du mois d'août. J'avais tout mon plan pour le retour, les appuis, les annonces, les débats... C'est vraiment le sentiment d'arrêter quelque chose qui était en pleine marche », a-t-elle expliqué.

 

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