Retour

La Corée du Nord échoue un autre tir de missile

Pyongyang a procédé à un nouveau tir de missile balistique en direction de la mer du Japon, quelques heures après l'appel des États-Unis à l'ONU pour contrer la « menace nucléaire » nord-coréenne.

« La Corée du Nord a tiré un missile non identifié depuis un site », a précisé l’agence de presse Yonhap, citant des sources militaires sud-coréennes. « On estime qu’il a échoué ».

Les États-Unis ont confirmé l'information. « Le tir de missile balistique a eu lieu près de l'aéroport de Pukchang », a déclaré le porte-parole du Commandement américain pour le Pacifique, Dave Benham. « Le missile n'a pas quitté le territoire nord-coréen », a-t-il ajouté.

Il s'agit du neuvième test balistique du régime communiste depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, le 20 janvier dernier.

Le président Donald Trump a d'ailleurs condamné ce nouveau tir de missile nord-coréen, en déclarant sur Twitter que Pyongyang a « manqué de respect » à la Chine (...) Mauvais. »

La situation à un « seuil critique »

Quelques heures plus tôt, le secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, mettait en garde la communauté internationale, lors d’une réunion spéciale du Conseil de sécurité de l'ONU.

M. Tillerson a indiqué qu’une attaque de la Corée du Nord contre Séoul ou Tokyo était « réelle » et a répété que « toutes les options devaient rester sur la table » pour en finir avec les provocations du régime de Kim Jong-Un.

Le chef de la diplomatie américaine a demandé au Conseil de sécurité, et plus particulièrement à Pékin, d’imposer de nouvelles sanctions économiques et diplomatiques contre la Corée du Nord.

Si les États-Unis priorisent avant tout un dialogue direct avec le régime nord-coréen, l'administration américaine a répété que des frappes militaires ne sont pas exclues.

Devant ce discours belliqueux, la Chine, principal allié et voisin de Pyongyang, a toutefois tenté de calmer le jeu en avançant que les relations entre les deux pays avaient atteint « un seuil critique » et que seule la diplomatie pouvait dénouer l'impasse.

Cet avertissement est venu du ministère des Affaires étrangères de la Chine, Wang Yi, qui a ajouté qu’une « résolution pacifique de la question nucléaire dans la péninsule coréenne au moyen du dialogue et des négociations est le seul vrai choix qui soit à la fois réalisable et viable. »

La Russie déplore une rhétorique guerrière

La Russie a, quant à elle, mis en garde l’ONU contre la « rhétorique de guerre » utilisée contre la Corée du Nord, ses programmes nucléaires et balistiques. Moscou a prévenu les autres membres du Conseil de sécurité qu’une telle rhétorique pourrait avoir des « conséquences effrayantes ».

« La rhétorique couplée à une démonstration de force irréfléchie conduisent à une situation où le monde se demande véritablement s’il va y avoir ou non une guerre », a tonné le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov.

« Une mesure mal interprétée pourrait déboucher sur les conséquences les plus effrayantes et les plus regrettables », a averti le ministre russe.

De son côté, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est dit inquiet de « l’absence de canaux de communication » avec la Corée du Nord.

Plus d'articles

Commentaires