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La Corée du Nord prête pour une attaque atomique

La tension continue de monter entre les États-Unis et la Corée du Nord depuis l'envoi par Washington d'un convoi aéronaval vers la péninsule coréenne. Pyongyang assure d'ailleurs que le pays répondra par le nucléaire à toute attaque atomique.

Le numéro deux du régime, Choe Ryong-Hae, a fait cette déclaration à l'occasion d'une gigantesque parade militaire organisée à Pyongyang pour souligner le 105e anniversaire de naissance du fondateur de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Kim Il-sung.

Le pays est « prêt à répondre à une guerre totale par une guerre totale », a-t-il promis devant le dirigeant du régime nord-coréen, Kim Jong-un, qui a participé au défilé militaire, à l'occasion duquel des armements divers étaient présentés – le tout alors que les observateurs se demandent si la Corée du Nord ne va pas procéder à un sixième essai nucléaire.

Le président américain Donald Trump avait au préalable promis, jeudi, de « traiter » le « problème » nord-coréen.

Dans une déclaration diffusée vendredi par KCNA, l'agence de presse officielle de la Corée du Nord, l'armée nord-coréenne avait affirmé que les bases américaines en Corée du Sud, « tout comme les quartiers généraux du Mal » (comme la présidence sud-coréenne à Séoul), seraient « pulvérisés en quelques minutes » en cas de guerre.

Pour ce pays communiste isolé sur la scène internationale, il s'agit d'adresser « un message sans équivoque aux États-Unis après les propos de l'administration Trump et ses initiatives militaires », juge Evans Revere, expert en politique étrangère au centre de recherche Brookings Institution, à Washington.

La Chine et la Russie s'inquiètent

La Chine a lancé un avertissement, vendredi, estimant qu'un conflit était imminent.

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a prévenu que quiconque en sera à l'origine « devra assumer une responsabilité historique et en payer le prix ». Il a répété que « le dialogue est la seule issue ».

Pékin a d’ailleurs demandé la collaboration de Moscou pour « contribuer à apaiser au plus vite la situation » dans ce dossier.

La Russie se dit inquiète de la situation et a lancé un appel à la « retenue » à toutes les parties. Elle les a mises en garde contre « toute action pouvant être interprétée comme une provocation ».

Des experts du site Internet 38 North  (qui est spécialisé dans les questions concernant la Corée du Nord) assurent que le site d'essais nucléaires de Punggye-ri est « amorcé et prêt » à servir. Ils disent s’appuyer sur plusieurs images satellite récentes.

La Corée du Nord est visée par de nombreuses sanctions imposées par les Nations unies en raison de ses programmes nucléaires et balistiques, ainsi que pour l'ambition qu'elle a de se doter d'un missile capable d'atteindre les États-Unis.

Le pays reste d'un point de vue technique en guerre avec les États-Unis et leur allié sud-coréen. La guerre qui a opposé le Nord au Sud, de 1950 à 1953, s'est terminée par un cessez-le-feu, mais sans traité de paix.

Le régime a déjà effectué cinq tests nucléaires, dont deux l'année dernière. Fin mars et début avril, la République populaire démocratique a effectué trois tirs de missiles balistiques vers la mer du Japon.

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