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La Croix-Rouge prend en charge le camp de demandeurs d'asile

La Croix-Rouge canadienne prend en charge le camp de demandeurs d'asile à Saint-Bernard-de-Lacolle, en Montérégie.

L'organisation veillera à la gestion des lits, de l'alimentation et des soins aux personnes arrivées par le chemin Roxham, non loin du poste frontalier. Elle travaillera aussi à rétablir les liens familiaux entre les demandeurs d'asile qui se retrouvent parfois séparés.

Huit infirmiers et infirmières de la Croix-Rouge sont déjà sur place.

Le campement érigé mercredi près de la frontière canado-américaine prend de l’ampleur. Environ une centaine de personnes y sont logées, dans au moins quatre tentes.

Jeudi, des centaines de militaires des Forces armées canadiennes ont mis la main à la pâte et ont érigé une vingtaine de tentes, portant leur nombre à 35. On souhaite pouvoir y héberger près de 700 demandeurs d’asile.

Les autorités examinent aussi la possibilité de monter davantage de tentes sur un terrain vague à proximité.

Plancher, chauffage et éclairage, les tentes sont aménagées pour accueillir les demandeurs d’asile durant plusieurs jours.

« On nous a bien traités, raconte Élizée Charles, venu du Delaware, on nous a nourris régulièrement, on nous donne un lieu pour faire nos besoins et on nous a promis que nous n’allions pas rester trop longtemps ici ».

Pour l’instant, les Forces armées canadiennes restent sur place pour assurer le bon fonctionnement du camp. Le nombre de personnes hébergées au camp de Saint-Bernard-de-Lacolle devrait croître dans les prochains jours, même les prochaines heures.

Des cas de gastro-entérite?

Les Forces armées canadiennes ont aussi érigé une large tente qui sert à mettre en quarantaine les demandeurs d’asile aux prises avec la gastro-entérite.

Pourtant, un peu plus tôt, les services frontaliers avaient précisé qu’ils avaient eu la confirmation de sources médicales qu’il n’y avait pas de cas de gastro-entérite.

« Il y a une tente uniquement pour les gens malades. On parlait de gastro-entérite hier, alors on a gardé une tente de quarantaine », affirme Éliane Trahan des Forces armées canadiennes.

Avec les informations de Louis De Belleval et Sébastien Desrosiers.

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