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La détention d'Assange est « arbitraire », selon l'ONU

Un comité des Nations unies a conclu que la détention de Julian Assange est « arbitraire », selon le ministère suédois des Affaires étrangères.

La porte-parole Katarina Byrenius Roselund a déclaré à l'Associated Press que la Suède a pris connaissance du document et que le comité établi à Genève a déterminé qu'il s'agissait « d'une détention arbitraire ».

Mme Roslund a ajouté que « cela représente une évaluation différente de celle des autorités suédoises ». 

Le parquet suédois a répliqué par voie de communiqué que cet avis de l'ONU « n'a aucune incidence formelle sur l'enquête préliminaire en cours dans le cadre de la loi suédoise ».

Le Groupe de travail sur la détention arbitraire n'a pas encore officiellement annoncé sa décision, qu'il souhaite garder confidentielle jusqu'à vendredi, a dit un représentant du bureau onusien des droits de la personne à Genève.

Une décision en faveur de M. Assange ne serait pas contraignante pour le Royaume-Uni ni pour la Suède, qui souhaitent l'arrêter et l'interroger, mais elle représenterait une victoire sur la place publique pour l'homme de 44 ans.

M. Assange se terre depuis plus de trois ans à l'ambassade de l'Équateur à Londres, depuis que la Suède souhaite l'interroger concernant des allégations d'inconduite sexuelle. L'Australien à l'origine de la divulgation de centaines de milliers de documents militaires et diplomatiques confidentiels nie les faits qui lui sont reprochés en Suède.

Son avocate avait précédemment déclaré qu'il pourrait chercher à se rendre en Équateur au cours des prochains jours. Melinda Taylor a expliqué que cette décision dépendra de la réaction du Royaume-Uni et de la Suède au rapport onusien.

L'Équateur a accordé l'asile politique au fondateur de WikiLeaks. À la suite des révélations faites par la Suède au sujet de l'avis du comité de l'ONU, l'Équateur a assuré qu'il maintenait sa « protection » de Julian Assange.

De son côté la police britannique a prévenu qu'elle a toujours l'intention de l'arrêter s'il quitte l'ambassade équatorienne.

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