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La directrice du Bureau des enquêtes indépendantes se veut rassurante

À dix jours de l'ouverture du Bureau des enquêtes indépendantes du Québec (BEI), la directrice de l'organisme répond aux critiques.

Madeleine Giauque a notamment tenu à défendre la composition du BEI après que la Ligue des droits et libertés eut dénoncé la proportion d'ex-policiers au sein de l'équipe. La direction a confié les deux postes de superviseur à d'anciens agents de la paix. La moitié des 16 enquêteurs sont d'anciens policiers, tandis que l'autre moitié sera composée de civils.

« Je pense qu'il fallait absolument que les superviseurs soient des ex-policiers parce que ce sont des enquêtes très poussées qu'on aura à faire. Toutes les personnes qui seront impliquées, qu'elles soient des policiers ou des civils, ont droit d'avoir des enquêtes correctement faites », insiste-t-elle.

La directrice du BEI a également répondu aux critiques de l'Association des policiers provinciaux du Québec qui estime que le Bureau des enquêtes indépendantes porte atteinte à plusieurs de leurs droits fondamentaux prévus à la Charte des droits et libertés.

« Il n'y a pas de suspect, il n'y a pas d'accusé, il n'y a que des personnes impliquées dans un événement. C'est très clair pour les gens de mon équipe que toutes les personnes qui seront interrogées devront être traitées de manière identique, c'est-à-dire que, si jamais une personne devient suspectée d'avoir commis un crime, on lui donnera ses pleins droits constitutionnels », affirme Mme Giauque.

Le Bureau des enquêtes indépendantes sera chargé d'enquêter sur le travail des policiers impliqués dans des événements où des citoyens sont tués ou blessés. L'ouverture de l'organisme, prévue le 27 juin prochain, survient trois ans après l'adoption de la loi permettant sa création.

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