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La FAE dit non à la reprise des jours de classe perdus

La Fédération autonome de l'enseignement (FAE) rejette l'idée de reprendre certaines des journées de classe perdues en raison de débrayages des professeurs et du personnel de soutien scolaire cette année. Au moment de faire le point sur les négociations en cours avec le gouvernement Couillard, le président de la FAE, Sylvain Mallette, a opposé une fin de non-recevoir à la possibilité de convertir certaines journées pédagogiques en jours de classe.

Un texte de Bruno Coulombe

La Commission scolaire de Montréal (CSDM) a notamment évoqué l'idée de transformer trois journées pédagogiques en journées de classe pour récupérer une partie des jours perdus en raison de grèves cet automne. En additionnant les débrayages de la FAE et ceux du Front commun syndical, des milliers d'élèves, notamment à Montréal, à Laval, en Outaouais et dans une partie de la Montérégie, ont perdu jusqu'à huit jours de classe jusqu'à présent cette année.

Mais, pour le président de la FAE, Sylvain Mallette, il n'est pas question d'aller dans cette direction. Selon lui, les journées de grève exercées par les enseignants sont des journées de grève légales et obliger le personnel à les reprendre constituerait une entorse au Code du travail. En principe, les commissions scolaires qui souhaiteraient reprendre des journées de classe devront s'entendre avec les syndicats d'enseignants. Mais, de toute évidence, la FAE ne souhaite pas collaborer.

Vers une reprise des négociations

Seul grand syndicat à ne pas encore avoir conclu d'entente de principe avec Québec, la FAE devrait reprendre d'ici quelques jours les pourparlers avec les responsables gouvernementaux. Le syndicat juge toujours inacceptable l'offre patronale présentée par le gouvernement Couillard quelques jours avant Noël. Plusieurs points demeurent en litige, notamment au chapitre du nombre d'élèves par classe, la tâche des enseignants et la lutte à la précarité chez les jeunes professeurs.

Le syndicat estime aussi que les professeurs sont traités de manière inéquitable dans le dossier de la relativité salariale, grâce auquel Québec dit vouloir éliminer certaines incohérences dans les échelles salariales de ses employés. Pour le vice-président aux relations de travail de la FAE, Martin Lauzon, l'offre sur la table est inacceptable parce qu'elle reviendrait à maintenir le statu quo pour les cinq prochaines années en matière de salaires et de conditions de travail des enseignants.

Poursuite des moyens de pression

Entre temps, la FAE entend poursuivre ses moyens de pression, dont le refus de travailler au-delà de la semaine normale de 32 heures. Les membres doivent aussi se prononcer d'ici le 20 janvier dans le cadre d'assemblées générales sur un nouveau plan d'action qui pourrait inclure d'autres journées de grève. Le syndicat annonce également la tenue d'une manifestation pour la défense de l'école publique qui se tiendra le samedi 16 janvier dès 13 h dans les rues de Montréal.

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