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La fonderie de Vale à Sudbury sous enquête 

Les activités de la fonderie de Vale à Sudbury font l'objet d'une enquête du ministère fédéral de l'Environnement.

L'enquête est à propos de fuites de produits toxiques dans les cours d'eau avoisinants qui pourraient remonter à 1963.

Selon la Presse canadienne, ces allégations sont contenues dans le mandat de perquisition qui a permis aux agents du ministère de saisir des documents et des ordinateurs dans les bureaux de Vale à Sudbury le 8 octobre dernier. L'enquête du ministère porte sur des violations de la loi sur les pêches.

Toujours selon la Presse canadienne, la minière est au courant depuis 1997 que ces écoulements de produits toxiques mortels se rendaient dans des eaux où l'on trouve des poissons. 

Substance vert lime

L'enquête d'Environnement Canada a été déclenchée en 2012, après qu'un citoyen eut remarqué une substance mousseuse vert lime dans un ruisseau. Les agents d'Environnement Canada ont déterminé que l'écoulement provenait de la fonderie de Vale à Copper Cliff.

Selon le mandat de perquisition, les agents d'Environnement Canada ont constaté que l'eau, provenant de déchets miniers, s'écoulait sur un terrain du conseil scolaire catholique anglais de Sudbury et dans les conduits pluviaux de la municipalité, avant d'atteindre les ruisseaux Nolin et Junction considérés comme poissonneux.

Toujours selon le mandat, Vale a contesté que le ruisseau Nolin dans lequel vit des poissons, et a affirmé que l'écoulement était dilué au moment où il atteignait le ruisseau Junction.

Bien au-delà des limites permises

Lors d'un test effectué par Environnement Canada avec la substance découverte dans le ruisseau, tous les poissons sont morts en 24 h. Une substance doit faire mourir au moins 50 % des poissons en 96 h pour être considérée comme nocive par la Loi sur les pêches.

Des niveaux de nickel 68 fois plus élevés que les limites réglementaires ont été mesurés dans les échantillons d'eau du ruisseau, qui contenaient aussi des niveaux de cuivre 2,6 fois plus élevés, tandis que les tests sur l'eau du terrain de la commission scolaire ont montré des niveaux de nickel 305 fois supérieurs à la limite, selon le mandat.

Vale réfute

De son côté, Vale affirme, dans un courriel envoyé à Radio-Canada, que le mandat de perquisition ne visait que des incidents survenus en 2012. La compagnie dit que les écoulements n'ont jamais atteint une source d'eau potable de la municipalité. La minière ajoute coopérer pleinement avec le ministère fédéral de l'Environnement.

Des inquiétudes

Le porte-parole de Mine alerte Canada, Ugo Lapointe, estime qu'il est extrêmement rare qu'Environnement Canada exécute des perquisitions comme celle du 8 octobre, au cours de laquelle il a été appuyé par la GRC.

Ce n'est qu'en 2006 que la minière brésilienne Vale est devenue propriétaire des installations de Sudbury lorsqu'elle a racheté la canadienne Inco.

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