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La formule E séduira-t-elle les Montréalais?

Les voitures électriques prendront d'assaut le nouveau circuit montréalais de formule E la semaine prochaine, mais qui ira les voir courir? Des experts en marketing s'inquiètent de la mauvaise réputation de l'événement.

Un texte de Jean-Philippe Guilbault

Le championnat montréalais de formule E a surtout fait la manchette pour sa facture salée, pour les nombreux travaux d'aménagement dans le quartier adjacent et pour l’inquiétude des commerçants quant à de potentielles pertes de profit.

Pour Marie-Claude Ducas, journaliste spécialisée en médias au Living Lab de Montréal, la grogne a précédé l’événement sportif dans l’imaginaire populaire. « On ne sait rien de l’événement sportif », s’est-elle désolée sur les ondes de RDI.

Qui sont les pilotes favoris? Quels sont les enjeux de la course montréalaise? Quelles sont les écuries principales? Tout cela reste assez nébuleux pour de nombreux habitants de la métropole qui accueillera pour les deux prochaines années la formule E.

« On a de la difficulté à croire que les gens vont se précipiter pour assister à cet événement-là », estime la journaliste.

Cet avis est partagé par Marc David, professeur en marketing et communications à l’Université de Sherbrooke, qui qualifie l’événement de « gros pétard mouillé ».

« Il n’y a pas eu de campagne de réappropriation et de sensibilisation », croit-il.

Si la course de formule E a surtout été promue comme une vitrine pour Montréal à l’international et comme un moyen de faire valoir l’intérêt montréalais pour la voiture électrique, peu a été fait pour susciter l’engouement autour du caractère sportif de l’événement.

« Il manque d’éléments émotifs », souligne le professeur David.

Une première année, soulignent les porte-parole

En entrevue à RDI, les deux porte-parole de l’événement, Patrick Carpentier et Benoît Gagnon, ont fait valoir que la nouveauté de l’événement entraîne plus de travail du côté de l’organisation.

« Il y a une éducation à faire, car c’est une première fois », explique Benoît Gagnon.

Les deux porte-parole ont défendu le volet interactif de la course et les nombreuses activités organisées en marge de celle-ci.

Des manèges, des simulateurs de course et des concours sont réservés aux spectateurs, assure Benoît Gagnon.

« La première année, soyez patients, c’est toujours un peu chaotique, mais par la suite on roule bien », estime Patrick Carpentier, qui cite en exemple d’autres circuits de course dits « de ville », comme ceux de Toronto, de Vancouver ou de Long Beach en Californie.

Les deux hommes rappellent le caractère décisif de la course montréalaise, la dernière du championnat de formule E au terme de laquelle le champion du monde sera désigné.

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