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La FSSS affirme avoir obtenu 80 M$ de plus de Québec

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) affirme avoir réussi à arracher « un investissement supplémentaire d'environ 80 millions de dollars » au Conseil du Trésor dans la nouvelle entente de principe conclue mardi sur le renouvellement de la convention collective de ses membres.

Affirmant que cette somme permettra d'« améliorer le pouvoir d'achat de ses membres », elle recommande à ses 390 unités syndicales de l'approuver lors d'assemblées générales qui seront organisées au cours des prochaines semaines.

Dans un communiqué publié vendredi, le plus important syndicat du réseau de la santé et des services sociaux affirme que « sa détermination » lors de la dernière ronde de pourparlers avec Québec lui a permis d'obtenir un « meilleur règlement ».

« Cette entente contient toutes les dispositions prévues à l'entente de principe sectorielle conclue entre la FSSS-CSN et le comité patronal de négociation du secteur, en décembre 2015, de même que tous les éléments négociés par le Front commun à la table centrale », indique-t-elle.

« Toutefois, les pourparlers des derniers jours menés par la CSN et la FSSS avec le gouvernement ont permis de bonifier l'entente, permettant à la fédération d'en recommander maintenant l'adoption auprès de ses membres. »

Le syndicat soutient avoir obtenu une contribution supplémentaire de l'employeur au régime d'assurances et le versement, rétroactif au 1er avril 2015, de primes de rétention versée aux psychologues et de primes visant à attirer et à retenir la main-d'œuvre.

Ces dernières primes concernent le personnel dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), dans les départements avec des clientèles aux prises avec des troubles graves de comportement (TGC) et dans le Grand-Nord.

La FSSS-CSN déplore cependant que le gouvernement « ait refusé toute ouverture quant au maintien de l'équité salariale pour le personnel en soins infirmiers et cardiorespiratoires ».

« Pour nous, c'est une erreur de lier le dossier de l'équité salariale à celui de la négociation » affirme le chef syndical Jeff Begley. « Nous pensons que cela nuit à l'avancement des droits des femmes et que c'est tout à fait contraire à l'esprit de la loi. »

« Nous devrons prendre les moyens nécessaires pour assurer qu'aucun gouvernement ne puisse agir de la sorte à l'avenir », ajoute-t-il. 

La FSSS-CSN avait annoncé vendredi dernier le rejet de l'entente de principe conclue par les grands syndicats membres du Front commun en décembre dernier, ce qui avait entraîné un ultimatum de la part du président du Conseil du Trésor, Sam Hamad.

Au total, 73 % des unités syndicales avaient rejeté l'accord,  comme l'avaient recommandé les représentants syndicaux le 23 décembre.

Jeff Begley affirmait alors que 10 200 membres du syndicat n'allaient obtenir que de « très modestes » augmentations de 6,3 % en cinq ans, ce qui est « bien en bas » du taux d'inflation projeté.

Avec 110 000 membres, dont des infirmières, des préposés aux bénéficiaires et des travailleurs sociaux, la FSSS-CSN représente plus du quart des 400 000 syndiqués représentés par le Front commun intersyndical, constitué notamment par la CSN, la FTQ, le SISP, la CSQ et le SFPQ.

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