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La gestion du stress sera mesurée pendant 10 ans à la GRC

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) veut lancer une étude sur les marqueurs psychologiques et physiologiques de dépression, de dépendances et du stress post-traumatique dans ses rangs. L'étude suivra 960 jeunes recrues pendant 10 ans.

La GRC cherche à embaucher une équipe multidisciplinaire d'experts, y compris des psychologues, des cliniciens et des psychiatres pour mener des recherches, peut-on lire sur le site d'achat et de vente du gouvernement fédéral.

La caporale Annie Delisle, porte-parole de la GRC, affirme que des spécialistes collaboreront avec les cadets de la police.

La GRC affirme que malgré les stratégies actuelles pour prévenir les problèmes de santé mentale, elle continue de perdre des agents à cause du stress et des traumatismes.

Le Dr Jeff Morley, un agent retraité de la GRC et actuellement psychologue qui travaille avec les premiers intervenants, a déclaré que les Forces armées canadiennes et anciens combattants du Canada se réjouissent de la nouvelle, car les militaires sont également confrontés à des situations difficiles.

Pour le Dr Jeff Morley, de l’anxiété, de la dépression, des troubles de sommeil et de la dépendance évoluent au cours de la carrière des agents de la GRC. Il indique que ces troubles arrivent rarement instantanément.

« Plus nous obtenons d’informations pour comprendre comment le travail de policier affecte les employés sur le temps, au mieux c’est », précise le Dr Jeff Morley en soulignant un manque de recherche actuellement sur le sujet.

Des bénévoles

Selon la proposition, l'étude serait menée au sein du dépôt de formation de la GRC à Regina et les résultats seraient acheminés vers Ottawa. Afin d'obtenir des données statistiquement utiles, il faudra 960 nouveaux cadets bénévoles pour participer dans les trois ans à compter de la date d'attribution du contrat pour l'étude.

La GRC rapporte que 1110 cadets sont formés chaque année.

Une fois recrutés, les cadets seraient divisés en deux groupes, l’un témoin et l’autre expérimental.

Les cadets doivent compléter un programme de formation de six mois avant qu'ils ne soient formellement acceptés dans la GRC et déployés en tant que membres assermentés.

Une fois que les cadets bénévoles à cette étude quitteront l'académie, on s'attend à ce que chacun d'eux participe à l'étude jusqu'à cinq ans, à moins de quitter la GRC ou de décider de se retirer.

En précisant que l'exposition aux traumatismes ne peut être évitée puisque cela fait partie du travail des agents, le Dr Jeff Morley avance que l’on peut tout de même équiper les agents pour qu’ils puissent mieux reconnaître les signes d'alerte précoce en eux-mêmes et chez les autres.

L'équipe de recherche qui mènera cette étude devra présenter régulièrement des rapports d'étape, des résultats de données et des recommandations de formation à la GRC. Les recommandations doivent déterminer si les pratiques psychologiques enseignées aux membres du groupe expérimental devraient se poursuivre et si une formation affecte leur santé mentale.

Le rapport final devra dire si les évaluations psychologiques régulières devraient se poursuivre et comment la GRC peut diminuer la gravité et la prévalence des troubles liés au stress opérationnel.

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