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La hausse du nombre de trains à la dérive au Canada inquiète le BST

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) demande une mise à jour des normes de compétence des employés ferroviaires, à la lumière de son enquête sur un train du Canadien National (CN) qui est parti à la dérive à Vaughan, au nord de Toronto, en juin 2016.

Un texte de Marie-Hélène Ratel

Le nombre de cas rapportés de trains à la dérive a augmenté d’environ 10 % au cours des cinq dernières années, selon le BST.

Or, un des principaux enjeux définis par le BST est le manque de formation adéquate que reçoivent les mécaniciens de locomotive et les chefs de train, car leurs tâches ont évolué au fil des ans.

Le règlement fédéral sur les normes de compétence existe depuis 1987, mais n’a pas été mis à jour depuis son entrée en vigueur.

Malgré ce manque de formation, le BST note que les chefs de train sont appelés à déplacer des groupes de wagons à l’intérieur des gares de triage à l’aide d’un dispositif de télécommande de locomotives.

Un train peut arriver sur une voie principale, à la dérive, sans contrôle , ajoute Mme Lepage. Quelque 11 % des trains qui partent à la dérive se retrouvent sur une voie principale, comme ç'a été le cas à Vaughan.

Transports Canada a indiqué en 2003 qu’il prévoyait réviser la réglementation, mais le BST a noté peu de progrès en ce sens depuis.

En réponse à la publication du rapport mercredi, Transports Canada a souligné qu’il en révisait le contenu et qu’il compte répondre au BST dans les 90 jours.

Le ministère ajoute, par voie de communiqué, que les compagnies de chemin de fer sont responsables de s’assurer que tous leurs employés sont adéquatement formés pour effectuer leurs tâches, en fonction des normes.

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