Pendant tout l'été, à Montréal, des bénévoles font de la lecture avec des enfants de milieux défavorisés ou issus de l'immigration. Ces séances visent à donner le goût de lire aux petits, et à les préparer pour la rentrée.

Un reportage de David Savoie, à Désautels le dimanche

Pour beaucoup d'enfants, l'été est synonyme de baignade, d’activités à l’extérieur, de promenades à vélo.

Pour d'autres, l'été, c'est tout ça aussi, mais il y a également de la lecture au menu, parce qu’ils éprouvent de la difficulté à lire. Pour eux, la lecture ne prend pas de vacances.

L’organisme communautaire JAME, ou J’aime apprendre avec mon enfant, aide les jeunes à améliorer leurs performances en lecture. Tout au long de l’année scolaire, mais aussi pendant l’été.

Une heure par semaine, des bénévoles accompagnent des jeunes dans leurs lectures. L’objectif : aider les enfants qui ont des problèmes à apprendre, mais aussi leur donner le goût de lire.

Quelque 180 familles de Montréal bénéficient du programme pendant l'année scolaire, et une cinquantaine poursuivent les apprentissages durant l'été, dans le but de consolider les acquis.

La lecture, même pour s’améliorer en math!

Grâce à JAME, Neilan, dont la mère anglophone est originaire des Caraïbes, fait de la lecture en français même durant la période estivale.

Ça lui permet notamment d’élargir son vocabulaire. Il utilise à l’école les nouveaux mots qu’il apprend pour, dit-il, avoir des points dans ses examens d'écriture.

Tasha Vinette est la mère de la petite Luna qui fait de la lecture chaque semaine avec une bénévole de JAME, Christiane Aubert.

« Cette année, elle a passé sa deuxième année grâce à tout le monde qui l'a aidée, dont Christiane. La lecture, c'est dans tout, même dans les problèmes de mathématiques, ça l'aide dans tous les domaines », explique Tasha Vinette pendant que Luna et Christiane lisent dans la pièce voisine.

Selon elle, poursuivre cette activité durant l’été va permettre à sa fille de prendre de l’avance d’ici la rentrée des classes en septembre.

Patricia Bossy, directrice générale de JAME, explique que l’organisme travaille avec deux clientèles : les enfants de milieux défavorisés, mais aussi ceux issus de l'immigration, qui ne parlent pas nécessairement français à la maison.

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