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La légalisation de la marijuana viendra, mais la décriminalisation peut se faire maintenant, dit Mulcair

Le chef du Nouveau Parti démocratique estime que la marijuana sera éventuellement légalisée, mais que cela ne pourra se produire du jour au lendemain.

En point de presse à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, Thomas Mulcair a rappelé que le NPD a par contre fait une promesse en la matière qu'il pourra réaliser rapidement : celle de décriminaliser la consommation et la possession simple de cannabis, c'est-à-dire de faire en sorte qu'une personne ne puisse plus avoir de dossier criminel pour ces infractions.

Affirmant que la décriminalisation est une « position de principe » de longue date des néo-démocrates, M. Mulcair soutient que la légalisation complète, que promet son adversaire libéral Justin Trudeau, exigera des consultations avec les autorités en matière de santé et de sécurité publiques. « Ce n'est pas quelque chose qui peut se faire en se levant et en claquant des doigts », a résumé M. Mulcair.

Le chef néo-démocrate répondait à une journaliste qui lui demandait de clarifier des propos qu'il avait tenus en entrevue à Vice. À une autre question sur la ressemblance entre ces nouvelles nuances et la position de M. Trudeau, que ce dernier a réitérée à plusieurs reprises ces dernières années, Thomas Mulcair a répondu qu'il ne connaissait pas sa proposition.

Dans sa plateforme, sous l'onglet « Rendre nos collectivités plus sûres », le NPD promet de « décriminaliser immédiatement la possession de petites quantités de marijuana pour consommation personnelle ».

Les libéraux se sont engagés de leur côté, s'ils sont élus, à légaliser la marijuana, mais à encadrer sa vente et sa consommation par de nouvelles lois. Ainsi, les libéraux interdiraient la vente de marijuana à des mineurs ou la conduite automobile après avoir consommé du cannabis. Un groupe de travail fédéral-provincial, collaborant avec des spécialistes, serait créé pour réfléchir à ces questions.

Retour au Québec

Le chef du NPD sera à L'Assomption, plus tard dans la journée, où on s'attend à une lutte serrée avec le Bloc québécois, les néo-démocrates ayant régressé dans les sondages au Québec depuis quelques semaines. Thomas Mulcair croit cependant qu'il pourra faire mentir les commentateurs et analystes politiques.

« Les Québécois progressistes n'ont aucune envie supérieure [à celle] de se débarrasser de Stephen Harper », a affirmé M. Mulcair, qui martèle que pour « la première fois depuis 148 ans », les Canadiens peuvent choisir une troisième voie, celle du NPD.

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