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La Marine canadienne utiliserait des drones dans quelques années

Les frégates canadiennes seront équipées de drones dans quelques années, selon un rapport des Forces canadiennes qui énumère les avantages de ces appareils.

Des drones, c’est-à-dire des aéronefs sans pilotes, pourraient être déployés du pont d’une frégate pour repérer des cibles, effectuer des vols de reconnaissance ou recueillir des renseignements à des endroits où des appareils pilotés ne pourraient se rendre.

Le document des forces canadiennes précise, par exemple, qu’un hélicoptère embarqué durant une mission de six mois peut effectuer environ 500 heures de vol. Entre-temps, un drone peut servir pendant environ 1000 heures.

Ces détails proviennent d’une demande d’information envoyée à des fabricants par les Forces canadiennes. C’est une pratique courante en vue d’un appel d’offres.

Le document ne précise pas le modèle que les Forces canadiennes comptent acheter, mais il comprend une liste d’exigences :

  • Autonomie minimale de six heures
  • Rayon d’action minimal de 50 milles marins (92,6 km)
  • Capacité de voler dans des vents de travers de 40 noeuds (74 km/h)
  • Capacité de décollage et d’atterrissage autonome
  • Décollage et atterrissage vertical ou voilure tournante

Les drones serviront de complément aux hélicoptères. Ils ne les remplaceront pas. Le document précise qu’il doit être possible de les faire décoller ou atterrir sans que cela empêche les activités liées aux hélicoptères.

Les drones ne seront pas armés, ils ne pourront transporter des humains ni un chargement lourd, et leur rayon d’action sera plus faible que celui des hélicoptères.

D’autres marines sont déjà équipées de drones

La Marine australienne a récemment annoncé son intention d’acheter des drones Camcopter S-100 du fabricant autrichien Groupe Schiebel. Cet appareil, selon le fabricant, peut transporter une charge de 34 kg (habituellement des caméras et des capteurs radar) pendant plus de six heures, et dans un rayon d’action de 200 km.

Les marines de l’Italie, de la Jordanie, de la Libye, de la Russie et de la Chine ont aussi acheté ce modèle.

La défense américaine travaille avec l’entreprise Northrop Grumman pour mettre au point un autre type de drone embarqué.

Les Forces canadiennes continuent de se renseigner auprès des fabricants. Elles comptent lancer un appel d’offres en 2020 pour un contrat qui serait accordé l’année suivante.

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