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La nouvelle présidente du Conseil du statut de la femme mise sur l'action « sur le terrain »

À la tête du Conseil du statut de la femme du Québec depuis février, Louise Cordeau accueille avec satisfaction la stratégie, révélée jeudi par le gouvernement de Philippe Couillard, pour faire « progresser l'égalité entre les sexes ». Mais le véritable progrès doit s'effectuer sur le terrain, selon elle.

« C’est, pour moi, comme nouvelle présidente du Conseil du statut de la femme, un très beau dossier qui sera en chantier dans les prochaines années », a-t-elle affirmé en entrevue à Radio-Canada, après le dévoilement de cette stratégie gouvernementale.

« Je viens du monde de la grande entreprise », rappelle Louise Cordeau, qui était éditrice et chef de la direction du Journal de Québec (chez Québecor Média) avant d'accéder à la présidence du Conseil du statut de la femme. Aussi dit-elle prendre à coeur le dossier de la réussite des femmes dans les sphères de pouvoir et décision.

C'est l'un des aspects contenus dans la stratégie du gouvernement québécois. D'autres éléments relatifs à l'éducation et à l'égalité entre hommes et femmes y figurent. Québec entend notamment prôner une éducation plus égalitaire des enfants, sans stéréotypes sexuels. Mme Cordeau se réjouit, car « nous avons élaboré plusieurs éléments à travers les années qui se retrouvent aujourd’hui dans cette stratégie », dit-elle.

La stratégie du Québec pour faire « progresser l'égalité entre les sexes » est assortie d'un budget de 80 millions de dollars sur cinq ans. Louise Cordeau affirme ne pas en avoir pris connaissance dans son entièreté, mais elle prédit d'ores et déjà que le véritable travail devra se faire « sur le terrain ». « La stratégie comporte de grandes orientations, dit-elle - c'est le terrain qui fera la différence. »

Déjà à l'oeuvre sur le terrain

Depuis sa nomination, Mme Cordeau s'est faite discrète sur la scène médiatique, ce qui n'est pas passé inaperçu. Par exemple, Marie-Andrée Gauthier, du Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec, a reconnu avoir « hâte d’entendre ce qu’elle aura à dire ».

La vice-présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Line Larocque, s'interrogeait elle aussi : « Où est Mme Cordeau? » demandait-elle, estimant que cette dernière se devait de parler publiquement de la condition des femmes.

Jeudi, la principale intéressée s'est défendue de s'être cachée en coulisses. Elle affirme avoir accordé au quotidien Le Devoir « une grande entrevue » il y a quelques semaines. Et elle insiste pour dire qu'elle a rencontré des groupes de femmes, travaillant « sur le terrain ».

« Ma porte est ouverte », affirme Louise Cordeau à ceux et celles qui disent n'avoir pas été en mesure de la rencontrer depuis sa prise de fonction.

C'est notamment le cas des membres du Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec, qui avaient l'habitude de pouvoir s'entretenir avec la nouvelle présidente du Conseil quelque deux mois après son arrivée.

« J’ai l’intention de représenter le Conseil, de le représenter à ma façon et de faire en sorte que le Conseil ait une valeur ajoutée pleine et entière dans l’ensemble du débat sur l’égalité au Québec. », conclut Louise Cordeau, qui doit élaborer son propre plan stratégique en matière d'égalité entre les femmes et les hommes.

Questionnée quant à l'échéancier de la publication de ce plan, la présidente du Conseil du statut de la femme a été évasive.

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