Retour

La péquiste Mireille Jean remporte l’élection partielle dans Chicoutimi

Le Parti québécois a réussi à conserver la circonscription de Chicoutimi avec l'élection de Mireille Jean. Elle succédera donc à Stéphane Bédard, qui a remis sa démission en octobre dernier.

Un texte de Chantale Desbiens

La candidate péquiste a obtenu 46,69 % des votes et une majorité de 3110 voix devant la libérale Francyne T. Gobeil. La candidate de la Coalition avenir Québec, Hélène Girard, termine en troisième place. Le taux de participation préliminaire est de 41,11 %. Près de 46 600 électeurs avaient le droit de se prononcer.

C'est sans grande difficulté que le Parti québécois maintient son château fort. Il détient la circonscription de Chicoutimi depuis 1973, alors que Marc-André Bédard avait été élu. Mireille Jean permet également au parti de garder ses 30 sièges à l'Assemblée nationale.

« Les régions du Québec sont tissées serré et c'est vrai qu'ici, il y a une histoire particulière, a d'ailleurs noté le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau. Il y a l'histoire de cette représentation sans faille. Celle qui a toujours voulu défendre les intérêts des Québécois et des Québécoises à l'Assemblée nationale. Celle de la famille, de cette belle et grande famille des Bédard. Et aujourd'hui, Mireille est là dans la continuité. »

La nouvelle députée était satisfaite du travail accompli par son équipe qui a su convaincre les électeurs d'aller voter.

Pour consulter le tableau sur votre appareil mobile, cliquez ici.

La libérale Francyne T. Gobeil s'est hissée au second rang. « Ç'a été une campagne de terrain, je suis fière de la campagne que j'ai menée, elle était positive », a-t-elle déclaré en avouant tout de même sa déception d'avoir perdu. 

Devant la défaite de Mme Gobeil, le premier ministre Philippe Couillard a pour sa part mentionné qu'il ne faut pas trop extrapoler les résultats d'une élection partielle.

Si le Parti libéral croyait être en mesure de remporter la circonscription de Chicoutimi, la controverse entourant le député de Louis-Hébert, Sam Hamad, et l'arrestation de l'ex-ministre Nathalie Normandeau ont nui à la campagne de Mme Gobeil. « C'est certain que ça nous a mis le vent dans la figure », a reconnu le premier ministre Couillard.

Francyne T. Gobeil s'est avancée sur une possible candidature lors de la prochaine élection générale en 2018 en disant qu'elle s'était exercée et que ce n'était que partie remise.

Déception à la Coalition avenir Québec

La candidate de la Coalition avenir Québec (CAQ), Hélène Girard, s'attendait à une meilleure performance. Devant les militants réunis lundi soir, elle a mentionné que la CAQ avait peut-être perdu une bataille, mais pas la guerre.

Elle a réitéré qu'elle avait eu la piqûre de la politique. « Moi je rencontre les gens depuis 30 ans, mais d'une façon particulière, explique Mme Girard. Là, j'avais comme un contact direct, un contact visuel, un contact tactile aussi avec ces gens-là et je vous le dis, les gens sont prêts au changement. Ça s'en vient. Je ne suis pas une lâcheuse, ce n'est pas le temps de lâcher. Quand une équipe mène 4-0, s'il fallait que l'autre équipe aille dans la chambre, ce serait plate. Moi je reste là sur la glace et on verra bien ce qu'on dira dans deux ans et demi. »

La défaite de la CAQ a fait dire au chef, François Legault, que son parti avait négligé les régions depuis sa création, il y a quatre ans. Il promet un changement.

« Dans les prochains mois, dans les deux ans et demi qui viennent, vous allez me voir souvent dans la région, vous allez me voir avec des propositions pour les régions, assure François Legault. J'ai besoin de l'appui des régions pour prendre le pouvoir à Québec dans l'ensemble du Québec, on va mieux s'occuper du Saguenay et des régions. »

Vote stratégique

Le candidat de Québec solidaire, Pierre Dostie, attribue le peu d'appui qu'il a obtenu à un vote stratégique de certains électeurs. Il est tout de même satisfait de la campagne qu'il a menée.

« Beaucoup de gens nous ont dit que nous étions leur premier choix, mais qu'étant donné l'impopularité du gouvernement, étant donné la crainte de se retrouver avec un candidat libéral élu, les gens renonçaient à voter pour leur premier choix cette fois-ci pour cette raison. On s'encourage avec cette perception-là », affirme M. Dostie.

Vérifications du Directeur général des élections

Le bureau du Directeur général des élections fera des vérifications sur une mêlée de presse à laquelle le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a participé près d'un bureau de scrutin pour voir si elle contrevient à l'article 352 de la loi électorale.

La loi interdit toute publicité partisane sur les lieux des bureaux de vote. M. Péladeau a répondu aux questions des médias à l'extérieur du bureau.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine