Si les luttes environnementales sont souvent menées en grande pompe par des groupes organisés et financés, d'autres luttes se font à très petite échelle. Voici l'histoire d'une petite fille de Vancouver qui voulait, avec ses amies, sauver un arbre.

Un texte de Julie Landry

Il y a quelques semaines, lors de l'Assemblée générale du complexe immobilier où habite Lola, il a été décidé que l'arbre sur lequel elle joue avec ses amis serait coupé. 

Selon la majorité des résidents, l'arbre qui devait d'abord être un arbuste avait poussé hors de contrôle et toutes les plantes autour avaient été piétinées par les enfants qui jouaient dans l'arbre.

Pour démontrer leur tristesse et leur mécontentement, Lola, sa petite soeur et leurs amies Yvonne et Alexa ont décidé de passer à l'action. Elles ont fabriqué une affiche avec un dessin de l'arbre et un poème et elles incitent les résidents et les passants à voter. « C'est l'arbre qui parle et il demande : est-ce que tu veux me couper? » explique celle qui voudrait bien faire annuler la décision.

Sa maman, Lori Torlone, a été surprise par l'importance que ses filles accordaient à l'arbre en question et par l'ampleur de cette campagne menée sans aucune intervention d'un adulte.

« Peu importe si elles réussissent à sauver l'arbre ou non, elles ont décidé que c'était important pour elles et qu'elles voulaient faire ce qu'elles pouvaient faire pour sauver l'arbre et elles l'ont fait », dit la fière maman. Lori admet que les chances de réussite sont minces, mais elle est prête à aider ses filles.

Malgré la décision de l'assemblée générale, Lola garde espoir. Elle distribuera les résultats de son vote aux personnes qui ont décidé de couper l'arbre dans l'espoir de leur faire changer d'idée.

« Je pense que ça va être possible, mais je pense que ça va être un peu difficile », admet la fillette.

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