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La profession de médecin se féminise, surtout au Québec

Le Canada compte de plus en plus de femmes médecins, d'après les chiffres publiés mardi par l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS), et le Québec fait office d'exemple en la matière.

Un texte de Jérôme Labbé

Près de 4 médecins sur 10 étaient des femmes l'an dernier au Canada. En nombre absolu, elles sont passées de 25 187 à 31 148 entre 2010 et 2014, une augmentation de 23 % en 5  ans.

La proportion de femmes était particulièrement élevée en médecine familiale, où elles représentaient 44 % de la main-d'œuvre. Parmi les spécialistes, toutefois, 34 % seulement étaient des femmes.

Le Québec donne l'exemple

Avec un taux de femmes médecins de 45,9 % l'an dernier, c'est le Québec qui domine le classement des provinces canadiennes en la matière. Avec un taux de 37,9 %, le Nouveau-Brunswick arrive au deuxième rang, tandis que l'Île-du-Prince-Édouard ferme la marche. 

Seuls les taux des territoires canadiens dépassent celui du Québec, mais le faible nombre de médecins au Yukon (72), dans les Territoires du Nord-Ouest (44) et au Nunavut (12) ne se comparent pas aux 19 706 médecins que compte le Québec.

Une tendance qui se confirme chez les jeunes

Le phénomène de féminisation de la profession de médecin est surtout observable chez les moins de 40 ans. En 2013-2014, 53 % des jeunes médecins étaient des femmes. Et, encore une fois, c'est le Québec qui affiche le taux le plus élevé, soit 62,9 %.

C'est dans les Prairies (Alberta, Saskatchewan et Manitoba) que les taux de femmes médecins sont les plus faibles parmi les 40 ans et moins.

La féminisation de la profession, particulièrement observable chez les jeunes, s'explique entre autres parce que les femmes sont plus nombreuses que les hommes à sortir des universités canadiennes. Depuis 10 ans, elles représentent de 53 à 60 % des diplômés.

Pour Éric Lemay, porte-parole de l'ICIS, la féminisation de la profession est une « tendance lourde pour l'avenir ». « On peut présumer qu'il y aura de plus en plus de femmes médecins », conclut-il.

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