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La protection des baleines à l’ordre du jour en Atlantique

Des représentants du gouvernement fédéral, des communautés autochtones, de groupes environnementaux et des industries des pêches et du transport maritime sont invités à Moncton, au Nouveau-Brunswick, jeudi après-midi, pour discuter de la protection des baleines noires de l'Atlantique Nord.

La table ronde ministérielle organisée par le ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, Dominic LeBlanc, aura lieu de 13 h à 17 h. Les discussions porteront sur des solutions pour réduire les interactions entre les humains et les baleines, et pour protéger ces animaux durant leur passage dans le golfe du Saint-Laurent.

Au moins 16 baleines sont mortes l’été dernier dans les eaux canadiennes et américaines. Les nécropsies de six d’entre elles, trouvées mortes dans le golfe du Saint-Laurent, confirment qu'elles ont succombé soit à des traumatismes causés par des collisions avec des navires, soit à l'empêtrement dans des filets de pêche.

Le ministre Dominic LeBlanc explique que le temps presse.

« Je suis encouragé, surtout par l’industrie des pêches et leur volonté, mais ça fait partie de la discussion aujourd’hui. Puis, il ne faut pas avoir d’illusion. Si on ne peut pas avoir un consensus, Marc Garneau et moi, le ministre des Transports et moi, nous allons prendre nos responsabilités en vertu de la loi et nous allons mettre en place des mesures », affirme Dominic LeBlanc.

Le ministre LeBlanc avait annoncé des mesures de protection des baleines noires dans le golfe après les premiers cas de mortalité. Une limite de vitesse temporaire a notamment été imposée aux navires de plus de 20 mètres de long afin de prévenir les collisions mortelles avec les baleines.

L’industrie des croisières signale qu’elle a dû annuler une dizaine d’escales prévues à Charlottetown à cause de la limite de vitesse. Le transporteur Oceanex a exigé des frais supplémentaires pour ses services entre Montréal et Terre-Neuve pour la même raison. D'autre part, plusieurs navires qui n’ont pas respecté la limite imposée ont écopé d’amendes.

Changements envisagés par les pêcheurs

Des pêcheurs de crabe des neiges de la Nouvelle-Écosse étudient des changements possibles à leurs méthodes pour prévenir la mort d'autres baleines. Ils proposent notamment de réduire la longueur de leurs cordages durant la saison d'avril à août, explique le directeur général de leur association, Gordon MacDonald.

Les participants à une réunion sur les baleines noires tenue le 22 octobre dernier à Halifax ont proposé d'autres solutions. Ils ont parlé d'équipement de pêche sans corde ou qui utilise un minimum de cordage : des bouées qui reposent au fond de l'eau, attachées à des casiers. Les pêcheurs pourraient les faire remonter à la surface avec un système électronique. D'autres ont proposé d’utiliser des cordages qui peuvent se briser plus facilement.

Mais les deux systèmes ont leurs faiblesses, et des pêcheurs ont exprimé des réticences.

Il n’existe qu’environ 500 baleines noires de l’Atlantique Nord dans le monde, estime Pêches et Océans Canada. L’espèce est protégée par les lois canadiennes et américaines.

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