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La récession prouve « l'échec » de Stephen Harper, dit Thomas Mulcair

Les données de Statistique Canada démontrant que le pays a été en récession lors des six premiers mois de l'année prouvent que les politiques de Stephen Harper sont un « échec » et qu'il est temps d'y mettre fin, affirme le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair.

« Les chiffres d'aujourd'hui démontrent l'impérieux besoin d'avoir un changement à Ottawa », a-t-il commenté lors d'un point de presse à Kelowna, en Colombie-Britannique, mardi. « On ne peut pas continuer avec la façon de faire de M. Harper, c'est un échec. »

Le chef conservateur, dit-il, « n'arrête pas de dire que ça a marché, mais la réalité, c'est qu'il y a 400 000 bons emplois du secteur manufacturier qui ont été perdus et il y a 200 000 chômeurs de plus aujourd'hui que lors de la première récession de M. Harper, en 2008. »

Bien que ces difficultés économiques auraient un impact certain sur un gouvernement qu'il serait appelé à diriger, Thomas Mulcair répète sans relâche que son parti a un « plan clair » pour redémarrer l'économie canadienne.

Il maintient être « convaincu » qu'un gouvernement néo-démocrate équilibrerait le budget d'entrée de jeu, pour l'année financière 2016-2017.

« On va se concentrer sur nos créateurs d'emplois, qui sont nos PME, on va leur donner une réduction sensible [de leur taux d'imposition], on va avoir des crédits d'impôt spécifiques, qui ciblent le secteur manufacturier et de l'innovation », a-t-il fait valoir une fois de plus.

M. Mulcair a en outre coupé court à la question d'un journaliste qui faisait remarquer que le nouveau gouvernement albertain de la néo-démocrate Rachel Notley devait pourtant composer avec la chute marquée du prix du pétrole.

« La situation en Alberta, c'est le résultat de 41 ans d'incurie de la part des conservateurs. Maintenant, enfin, on a un gouvernement NPD qui est en train de faire les choses différemment », a-t-il estimé.

Un peu plus tôt dans la journée, trois candidats néo-démocrates ont participé à une conférence de presse à Ottawa pour commenter les plus récentes données de Statistique Canada.

« Pour la plupart des Canadiens, ce n'est pas une nouvelle », a commenté Andrew Thomson, candidat du NPD dans la circonscription torontoise d'Eglinton-Lawrence et ministre des Finances pré-désigné d'un éventuel gouvernement néo-démocrate.

« Les prévisions d'aujourd'hui démontrent que Stephen Harper dirige sa deuxième récession en seulement sept ans », a-t-il ajouté.

« Nous croyons que ce gouvernement n'a pas un problème de définition technique, mais, comme on dit au hockey, qu'il a un problème d'exécution », a renchéri le candidat néo-démocrate de Rimouski-Neigette - Témiscouata - Les Basques, Guy Caron.

« Sous le joug de Stephen Harper, on parle d'une décennie complète de pertes d'emplois, d'infrastructures délaissées, et de cadeaux fiscaux donnés aux plus riches, et tout ça aux dépens de la classe moyenne qui a vu sa situation reculer », a-t-il poursuivi.

Selon MM. Thomson et Caron, ainsi que la candidate du NPD dans Parkdale - High Park, les années où le Canada a été dirigé par Stephen Harper peuvent maintenant être considérées comme une « décennie perdue ».

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