Même s'il a déjà croisé le fer aux Communes avec le premier ministre Justin Trudeau depuis son élection à la tête du Parti conservateur, Andrew Scheer vivra lundi sa première rentrée parlementaire à titre de chef de l'Opposition officielle.

Un texte de Mathieu Gohier

Le chef conservateur amorce l'automne avec deux principaux défis : marquer des points en s'attaquant aux faiblesses du gouvernement Trudeau tout en se faisant connaître davantage au pays.

En entrevue à l'émission Les coulisses du pouvoir, Andrew Scheer explique d'ailleurs avoir consacré une bonne partie de son été à sillonner le pays pour y rencontrer un maximum de Canadiens.

« J'ai visité toutes les provinces et même un territoire, j'ai eu l'opportunité d'amener mes enfants, ma famille, et je vais continuer de le faire. C'est normal d'avoir du travail à faire pour un chef de l'Opposition et je suis prêt à continuer », dit-il.

Andrew Scheer reconnaît du même souffle qu'il affronte un premier ministre qui demeure populaire. N'empêche, c'est en parlant d'enjeux qui préoccupent les électeurs qu'il compte faire sa marque durant la session parlementaire à venir.

« Oui, nous avons un premier ministre qui a la réputation d'être une célébrité, mais ce sont les enjeux, les politiques qui touchent les gens, ça c'est le point sur lequel les Canadiens vont faire leur décision et ça c'est mon travail », ajoute le nouveau chef de l'Opposition officielle.

À quand le message plus positif?

En devenant chef du Parti conservateur, Andrew Scheer a promis d'adopter un ton plus positif. Or, les attaques contre les sommes versées à Omar Khadr ou encore à l'égard de la réforme fiscale du gouvernement Trudeau ont été jusqu'ici plutôt virulentes.

Andrew Scheer soutient que ce seront les solutions proposées par son parti qui seront présentées différemment, mais que les critiques lancées au gouvernement demeureront soutenues.

« Quand nous proposerons des mesures, nos politiques, nous serons positifs. Maintenant nous avons une situation très négative parce que notre gouvernement attaque les gens qui créent des emplois, c'est une situation tellement dangereuse pour notre économie (...). J'ai beaucoup de passion sur cet enjeu, parce que je sais que beaucoup de gens qui ont de petites entreprises réalisent maintenant qu'ils doivent éliminer des emplois », explique le chef conservateur.

En préparant sa rentrée parlementaire, Andrew Scheer a aussi remanié son cabinet fantôme et nommé le député Alain Rayes au poste de lieutenant politique au Québec. C'est lui qui fait le pont entre la province et le chef conservateur. Il doit également préparer le terrain en vue des prochaines élections.

« J'ai demandé à M. Rayes de former une vision pour le Québec, pour assister notre caucus pour qu'il parle d'une manière qui touche la vie des Québécois », indique Andrew Scheer.

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