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La sécheresse contraint les ours à se rapprocher des villes

Feux de forêt et restrictions d'eau ne sont pas les seuls impacts du temps sec et chaud à déplorer. Selon plusieurs organismes, dont la société protectrice des animaux de la Colombie-Britannique, un manque de nourriture se ressent sur la vie sauvage.

La sécheresse de cet été risque de priver les ours de leur festin automnal traditionnel, nécessaire pour survivre à leur hibernation. La montaison des saumons dans certaines rivières est, notamment, incertaine et les petits fruits dont se nourrissent les ours ont mûri très tôt cette année.

S'ils ne trouvent pas de quoi constituer une réserve de graisse suffisante dans leur milieu naturel, les ours n'hésiteront pas à explorer de nouveaux endroits, explique l'agent de conservation de la faune Simon Gravel.

Il se veut, toutefois, rassurant et affirme que des mesures sont prises pour assurer la sécurité des citoyens. « Les agents de conservation en Colombie-Britannique sont très habitués. Quand l'automne arrive, on est prêts, c'est notre priorité de faire en sorte que le public soit en sécurité », assure-t-il, précisant que les agents patrouilleront davantage et feront de la sensibilisation auprès de la population.

500 ours tués en 2014

Cependant, selon Sara Dubois, scientifique en chef à la Société protectrice des animaux de la Colombie-Britannique, certaines municipalités de la région de Vancouver sont mieux équipées que d'autres pour faire face à la situation. « À Burnaby, on n'a pas de poubelles qui sont protégées contre les ours, tandis que dans certaines villes, comme Port Coquitlam, ils ont déjà mis des protections sur les poubelles », affirme-t-elle.

La vigilance doit donc être de mise, mais pas d'inquiétude majeure. D'autant que ce sont sans doute les ours qui risquent de souffrir le plus de cette situation : l'an dernier 500 d'entre eux ont été tués dans la province pour assurer la sécurité du public.

D'après un reportage de Michaël Bédard

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