Retour

La sénatrice Beyak exclue du comité des peuples autochtones du Sénat

La sénatrice Lynn Beyak a été exclue du Comité sénatorial permanent des peuples autochtones à la suite de ses propos controversés au sujet des pensionnats autochtones.

Lors d'un débat sur la surreprésentation des femmes autochtones dans les prisons, en mars, la sénatrice conservatrice suggérait qu'il y avait du bon derrière les pensionnats autochtones.

« Les personnes qui ont joué jadis un rôle dans les pensionnats indiens, dont certaines sont peut-être même vos ancêtres, avaient surtout de bonnes intentions, et nous devrions pardonner à celles pour qui ce n'était pas le cas », avait-elle dit.

« Je ne soutiens d'aucune façon les commentaires de la sénatrice Beyak sur les pensionnats autochtones », a déclaré mercredi la chef par intérim du Parti conservateur, Rona Ambrose.

Mme Ambrose affirme avoir pris la décision d'exclure la sénatrice du comité conjointement avec le nouveau leader du caucus conservateur au Sénat, Larry Smith.

La semaine dernière, celui-ci disait avoir besoin de « 24 ou 48 heures » pour se pencher sur le dossier.

Une « opinion différente », selon un conservateur

Le nouveau whip adjoint du Parti conservateur au Sénat, Jean-Guy Dagenais, a de son côté défendu sa collègue mercredi. Il affirme que la sénatrice Beyak ne doit pas « s'excuser d'avoir une opinion différente » sur les pensionnats autochtones.

L'ancien policier s'est prononcé catégoriquement contre l'idée d'éjecter Lynn Beyak de son siège au comité des peuples autochtones, comme l'avait notamment demandé la présidente du comité en question, la sénatrice Lillian Dyck.

Des propos critiqués

Les propos de Mme Beyak ont provoqué la colère de plusieurs, dont le député néo-démocrate Romeo Saganash, qui a lui-même été arraché à sa famille pour être envoyé dans un pensionnat.

Il a vigoureusement critiqué la sénatrice Beyak et écrit à la chef intérimaire conservatrice, Rona Ambrose, pour lui demander de la chasser du caucus du parti.

Le gouvernement libéral a vivement condamné les propos de Mme Beyak. La ministre des Affaires autochtones, Carolyn Bennett, les a qualifiés de « malavisés, offensants et tout simplement faux ».

Plus d'articles

Commentaires