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La ville française du Touquet dit non au port du burkini

Une quatrième ville française annonce l'interdiction du port du burkini, maillot qui recouvre tout le corps des femmes.

Après les villes méditerranéennes de Cannes, Villeneuve-Loubet et Sisco (Haute-Corse), la municipalité du Touquet, de la côte atlantique, annonce qu'elle emboîtera le pas pour interdire le burkini sur ses plages. Le maire dit vouloir ainsi lutter contre le prosélytisme.

L'arrêté de la mairie de Cannes, récemment validé, interdit l'accès à ses plages à « toute personne n'ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs de la laïcité ». Il avait été déposé le 28 juillet dernier sans faire grand bruit.

Le tribunal administratif a validé cet arrêté en appuyant sa décision sur l'arrêt du Conseil constitutionnel de novembre 2004 qui stipulait que « le droit collectif de manifester par ses pratiques, sa conviction religieuse en public [...] se trouve sujet aux mêmes restrictions, tenant notamment à la sécurité publique, à la protection de l'ordre, de la santé et de la morale publics ».

Lundi, c'était au tour du maire de la ville de Sisco d'annoncer que le port du burkini serait bientôt proscrit sur son territoire à la suite d'une violente échauffourée entre des riverains et des familles d'origine maghrébine.

Il a dit appuyer sa décision sur les arrêtés de la mairie de Cannes et de Villeneuve-Loubet, pris à la suite du premier.

Manuel Valls appuie les maires

Dans un entretien au quotidien régional La Provence, le premier ministre Manuel Valls a soutenu les maires qui interdisent le burkini. « Je comprends les maires qui, dans ce moment de tension, ont le réflexe de chercher des solutions, d'éviter des troubles à l'ordre public », a-t-il dit.

« Les plages, comme tout espace public, doivent être préservées des revendications religieuses », souligne M. Valls. Or le burkini « est la traduction d'un projet politique, de contre-société, fondé notamment sur l'asservissement de la femme », déclare-t-il.

Derrière le burkini, « il y a l'idée que, par nature, les femmes seraient impudiques, impures, qu'elles devraient donc être totalement couvertes. Ce n'est pas compatible avec les valeurs de la France et de la République », estime le chef du gouvernement.

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