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Le bilan des attentats d'Istanbul grimpe à 42 morts et 238 blessés

Le bilan du triple attentat-suicide de mardi à l'aéroport international Atatürk d'Istanbul est passé à 42 morts et 238 blessés, a indiqué le bureau du gouverneur, mercredi.

Treize des personnes tuées étaient des ressortissants étrangers et trois avaient une double nationalité, a ajouté le bureau. Selon un responsable turc, les étrangers tués comptent un Chinois, un Jordanien, un Tunisien, un Ouzbek, un Iranien et un Ukrainien. Sept Saoudiens font partie des blessés, d'après les médias saoudiens.

Au moins un Canadien compterait parmi les blessés, rapporte CBC.

Les autorités ont commencé mercredi matin à évaluer les dégâts causés par les attaques. Des employés ont commencé à enlever les débris pendant que le lever du soleil permettait de mieux constater l'ampleur des dommages au plafond du terminal.

Le trafic aérien a repris quelques heures après l'attaque et est revenu à la normale, a indiqué le premier ministre turc Binali Yildirim. Le site web de Turkish Airlines indique aussi que les vols ont repris.

En matinée, il n'y avait qu'un léger contrôle de sécurité sur la route et aucun périmètre de sécurité à l'extérieur, selon la collaboratrice Marie Forestier. « On avait l'impression que rien ne s'était passé, c'était assez étonnant », a-t-elle témoigné sur les ondes d'ICI RDI.

Mardi, le premier ministre Binali Yildirim a indiqué que les premiers indices disponibles pointaient vers une responsabilité du groupe armé État islamique, bien que l'EI n'ait pas revendiqué l'attaque.

Plusieurs dirigeants ont continué d'offrir leurs messages de condoléances. Le premier ministre albanais Edi Rama, dont l'avion a atterri à Istanbul quelques minutes après les attentats, a exprimé sur Twitter sa « profonde pitié pour les vies innocentes perdues dans cet acte barbare commis par ceux qui n'ont ni Dieu, ni espoir, ni place au sein du monde ».

Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a lui aussi offert ses condoléances et souligne que les alliés de l'OTAN sont solidaires de la Turquie, « unis dans notre détermination à combattre le terrorisme sous toutes ses formes ».

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et la Maison-Blanche ont aussi réitéré leur engagement envers la lutte antiterroriste.

« La vie continue »

Depuis l'an dernier, les attentats en Turquie ont causé près de 200 morts. Un Québécois qui habite Istanbul témoigne du fatalisme des Turcs, qui, habitués aux attentats, attendent presque le prochain avec résilience.

« Moi, j'étais dans un café quand j'ai appris la nouvelle, un peu en même temps que tout le monde autour de moi », a raconté Charles Mordret, mardi, à l'émission 24/60. « Évidemment, les gens étaient un peu abasourdis, inquiets, se sont mis à consulter leurs téléphones, à s'envoyer des messages, etc. Mais quelques minutes après, en suivant ce qui se passe, eh bien, la vie continue. »

La plupart des attentats ont été attribués au groupe armé État islamique, même si les militants djihadistes n'en ont revendiqué aucun. Les rebelles kurdes, notamment les TAK, issus du Parti des travailleurs du Kurdistan, ont également été désignés comme responsables.

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