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Le Bloc veut augmenter à 20 % les impôts des banques et des pétrolières

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, propose de hausser de 15 % à 20 % le taux d'imposition des institutions bancaires et des compagnies pétrolières. Il veut ainsi le ramener au niveau où il était à l'arrivée au pouvoir des conservateurs.

Le Bloc suggère aussi de hausser le taux d'imposition des grandes entreprises des autres secteurs de 15 % à 16,5 % sur 3 ans. Une proposition qui s'apparente à celle du NPD, qui entend augmenter les impôts de l'ensemble des grandes entreprises de 15 % à 17 %. 

Le chef bloquiste dit que ces deux mesures rapporteraient, à terme, 4 milliards de dollars.

Selon Gilles Duceppe, les taux d'imposition des grandes entreprises ont tellement diminué ces dernières années « qu'elles ne font plus leurs justes parts ». En proposant une hausse de 5 points de pourcentage pour les banques et les pétrolières, Gilles Duceppe dit vouloir ainsi cibler des entreprises qui ne risquent pas de quitter le pays en raison d'un taux d'imposition trop élevé.

Pour s'assurer que les banques ne refilent pas la facture à leurs clients, le chef du Bloc suggère qu'Ottawa leur impose des « mesures de contrôle ». 

Gilles Duceppe veut également augmenter l'impôt des grandes compagnies pétrolières qui, selon lui, « sont tellement gâtées par le régime fiscal canadien qu'elles paient moins d'impôts au Canada qu'au Texas ».

Le Bloc souligne qu'à 15 %, le Canada affiche l'un des taux d'imposition les plus bas parmi les pays membres de l'OCDE, dont la moyenne est de 22,3 %. En comparaison, les États-Unis affichent l'un des plus élevés à 32,8 %, fait valoir le parti.

Le Bloc québécois dénonce également les dizaines de millions de dollars de subventions versées à des compagnies pétrolières depuis la création du Fonds pour l'énergie propre, en 2009. L'argent, critique le parti, a majoritairement servi à diminuer les émissions des projets d'exploitation pétrolière, dans l'ouest du pays, plutôt que de financer des technologies vertes. Le Québec n'a reçu que 4 % de l'enveloppe.

« Une compagnie pétrolière albertaine a reçu à elle seule 120 millions. C'est le principe pollueur-payé, plutôt que le pollueur-payeur », déplore Gilles Duceppe.

Le Bloc promet de présenter son cadre financier jeudi prochain.

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